spacer spacer spacer spacer spacer spacer spacer spacer spacer
evenement expo autour projections bio filmo infos merci spacer

La Cinémathèque ouvre un nouveau cycle de conférences, à l’occasion de l’exposition « Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood » : 6 conférences, à partir du 23 octobre. Les conférences − illustrées d’extraits de films − ont lieu le jeudi à 19h, suivies à 21h de la projection d’un film choisi par le conférencier.

L'entrée est libre à la conférence. Les billets sont sont délivrés 1h avant la conférence.




Comment le film a inventé le rock (et réciproquement)

Retrouvez en vidéo la conférence de François Bon (23 octobre 2008)

Si la révolution rock a pris une telle ampleur, une telle échelle, à telle simultanéité, c'est aussi qu'elle correspondait à l'éclosion de masse d'un nouveau media : la télévision. C'est du sein de cette relation qu'ont émergé une suite de films qui cherchaient pour leur propre compte une image du héros, de la légende. L'histoire filmique très documentée des Rolling Stones, depuis les premières captations télévisées, shows mis en scène ou actualités, jusqu'à la grande trilogie Gimmie Shelter (Maysles), One + One (Godard), Cocksucker Blues (Frank) des années 69-72, peut servir de marqueur. L'histoire filmique inégale de Dylan, des Who, de Led Zeppelin pourrait alors devenir une histoire singulière d'enjeux esthétiques dont ne disposaient pas les acteurs eux-mêmes, et par là une inscription de la dimension symbolique de cette légende.

 

 

Easy Rider et les routes paradoxales du Nouvel Hollywood

Retrouvez en vidéo la conférence de Jean-Baptiste Thoret (30 octobre 2008)

Réalisé en 1969, coup d'envoi d'un âge d'or du cinéma américain baptisé le Nouvel Hollywood, Easy Rider invente l'une des formes reines de la décennie à venir (le road movie), impose une représentation du hippie et de ses aspirations, et s'achève par une réplique énigmatique de Peter Fonda improvisée sur le tournage : « We blew it! » (« On a tout foutu en l'air ! »). Au cinéma, la révolution contre culturelle débute à peine mais l'un de ses initiateurs prophétise déjà son échec. Il s'agit donc de s'interroger sur les possibilités de cette mort annoncée (genèse, triomphe et postérité d'Easy Rider) et de comprendre comment, en dix années magnifiques, un acte de naissance s'est transformé en acte de décès.


 

 

Hollywood années 70 ou l'art du kaleidoscope : éclatement des structures, du récit et de l'image

Retrouvez en vidéo la conférence de Christian Viviani (6 novembre 2008)

À Hollywood, à l'âge classique (1930-1960), le système était pyramidal, le récit linéaire et l'image répondait à un calcul strict. L'épanouissement esthétique des années 70, après le bouleversement des années 60, peut se lire, entre autres, dans l'éclatement et la recomposition que subissent le système, le récit et l'image, quand le cinéma américain mainstream absorbe le modèle non-conformiste proposé par des cinéastes francs-tireurs.

 

 

America at Large. Grands espaces, peintures murales et recherche de l'utopie

Retrouvez en vidéo la conférence de Matthieu Orléan (13 novembre 2008)

Dans le cinéma américain des années 70, dont Easy Rider est un emblème, la reconquête physique de l'espace (territoires vierges ou frontaliers, en bordure des mégalopoles) s'accompagne d'une recherche spirituelle. Une recherche qui croise ou rencontre bien des expériences plastiques des artistes de la même époque (Ed Ruscha, Jasper Johns, Allan Kaprow, Roy Lichtenstein). Trois femmes de Robert Altman, réalisé en 1977, est un film hanté par cette question du territoire, et s'y mêlent, dans un débordement chromatique inédit, la folie (version schizophrénie), l'onirisme (version dédoublement), et la création artistique (version peinture murale at large).


 

Comment le corps vient aux hommes - Jeux de l'acteur américain

Retrouvez en vidéo la conférence de Vincent Amiel (20 novembre 2008)

Après la génération de l'Actor's Studio, puis les folles embardées d'un Cassavetes, les acteurs américains des années 70 marquent-ils une approche nouvelle du jeu cinématographique ? Faut-il voir dans l'avènement d'un Nicholson, d'un de Niro, d'un Hackman une liberté nouvelle du corps, une autre façon d'occuper le monde, ou un retour à un certain classicisme dramatique ?


 

Contre la contre-culture

Retrouvez en vidéo la conférence de Jean-François Rauger (27 novembre 2008)

Il s'agira de mettre en évidence ce qui, dans le cinéma hollywoodien des années 1970, a pu critiquer l'esprit dit de la « contre-culture ». Car si celle-ci a simplement réaffirmé, par d'autres voies, une certaine tradition consolante et conformiste du cinéma américain, les films qui s'y sont opposé l'ont, plus subtilement et plus radicalement, marqué et transformé en profondeur. Il n'y a de mélancolie que dans la réaction.