Conférences du Collège d'histoire de l'art cinématographique

Le Cinéma expressionniste : de Caligari à Tim Burton

Sous la direction de Jacques Aumont et Bernard Benoliel

Décors tourmentés, perspectives dépravées, expressivité des corps d'acteurs, jeux d'ombres et de lumière, sensations de fin du monde... Pourquoi cet expressionnisme-là, celui du Cabinet du docteur Caligari, est-il resté si célèbre ? Mais pourquoi ce même expressionnisme ne peut-il établir aussi une liste immuable des fi lms qui le composent, pourquoi doit-il toujours prouver sa validité, suspecté dès l'origine de n'exister que par abus de langage ? Cet ouvrage suppose l'inverse : non qu'une définition du phénomène soit aisée ou même possible (il existe toute une histoire, racontée ici, de cette aventure intellectuelle), mais que ce "mouvement" ou ce moment si contesté a joui d'une forme de postérité qui le prouve presque en retour. D'Orson Welles à Tim Burton, de Maya Deren à Kenneth Anger, de Blade Runner à David Lynch pour ne citer que quelques noms d'un seul continent, le cinéma expressionniste s'avère paradoxalement une des grandes virtualités accomplies du cinématographe. Depuis son origine, il pose des questions d'esthétique, d'histoire, des questions qui dévoilent tout un pan du 7e art jusqu'à aujourd'hui.
Textes de François Albera, Hervé Aubron, Jacques Aumont, Stéphane Bouquet, Érik Bullot, Edgardo Cozarinsky, Noël Herpe, Frank Kessler, Laurent Mannoni, Jean-François Rauger, Emmanuel Siety.

  • Presses universitaires de Rennes / La Cinémathèque française
  • 230 pages
  • Parution : 8 janvier 2009
  • Prix : 16 €
  • ISBN 2753507635

Les Voyages du spectateur, de l'imaginaire au cinéma

Sous la direction de Jacques Aumont

Le cinéma a peut-être été inventé pour faire voir le monde - mais il a surtout servi à faire rêver des mondes, possibles ou impossibles. Avant lui, la photographie, la peinture, le théâtre avaient rempli ces fonctions, chacun à sa façon, et le cinéma leur a repris bien des idées et bien des principes. Mais en tant qu'outil de l'imaginaire, il a surtout opéré une gigantesque relève de l'entreprise de fiction telle que l'avait promue la littérature - le film de fiction devenant au vingtième siècle ce qu'avait été le roman au dix-neuvième. À travers la projection et le commentaire d'une vingtaine de films, on s'interroge ici sur ce pouvoir du cinéma de faire lever l'imaginaire. Comment le cinéma a-t-il réussi à inventer tant de mondes, lui qui semblait condamné à la reproduction sempiternelle de celui où nous vivons ? Les images du cinéma suscitent-elles notre imagination, ou ont-elles plutôt tendance à la bloquer en s'imposant à elle ? Un récit en images est-il foncièrement différent d'un récit en phrases ? Le film ne s'adresse-t-il pas à notre imaginaire, aussi, en parlant directement à notre corps ? Bref : le premier des arts de l'image en mouvement a-t-il renouvelé notre capacité à imaginer ?
  • Léo Scheer
  • 350 pages
  • 210 mm x 170 mm
  • Parution : 8 novembre 2007
  • Prix : 24 €
  • ISBN 275350492X

La Recontre - au cinéma toujours l'inattendu arrive

Sous la direction de Jacques Aumont

Le cinéma est, de bien des façons et à bien des titres, un art de la rencontre. Dans la filiation des frères Lumière, filmer, c'est aller, tout simplement, à la rencontre du réel, du plus lointain au plus familier ; dans cette aventure, le familier devient étrange, l'étranger devient proche : c'est sur ce paradoxe que sont fondés le cinéma ethnographique et le documentaire. Dans la voie Méliès, le cinéma est une rencontre avec l'imprévu, l'improbable ou l'impossible ; tout le cinéma fantastique, en un sens, découle de ce désir de rencontre avec ce qui relève toujours de l'impensable. Plus quotidiennement encore, le cinéma, où les aléas de l'enregistrement des images jouent un si grand rôle, est l'art des hasards heureux ; combien de cinéastes n'ont-ils pas dit leur amour de l'improvisation, de l'accident, et combien n'ont-ils poussé leurs acteurs (voire leurs techniciens) à les surprendre ? Rencontres, à bien des niveaux, qui se traduisent aussi dans l'énorme proportion des fictions qui mettent en jeu ce thème ? la rencontre amoureuse, bien sûr ("boy meets girl"), mais aussi la rencontre de l'autre, la rencontre du danger et de l'aventure, la rencontre de l'inconnu, la rencontre du sublime, ou tout simplement, la rencontre de soi-même.
Textes de : Hervé Aubron, Stéphane Bouquet, Jean-Loup Bourget, Catherine Breillat, Emmanuel Burdeau, Jean-Paul Colleyn, Vincent Dieutre, Jean Douchet, Eugène Green, Marie Anne Guérin, Barbara Le Maître, Jean-Louis Leutrat, Jonas Mekas, Fabrice Revault, Emmanuel Siety, Charles Tesson, Tanguy Viel.
Ainsi que la réédition dans cet ouvrage d'un essai de Philippe Arnaud, Son aile indubitable en moi (1996).

  • Presses universitaires de Rennes / La Cinémathèque française
  • 350 pages
  • 210 mm x 170 mm
  • Parution : 8 novembre 2007
  • Prix : 24 €
  • ISBN 275350492X

Le Septième Art : le cinéma parmi les arts

Sous la direction de Jacques Aumont

Il paraît que le cinéma est le Septième Art : c'est du moins ce qu'affirme un célèbre calcul du début du vingtième siècle. Mais le cinéma change, sous nos yeux. Son histoire, et sa géographie, ont été depuis vingt ou trente ans très tourmentées. L'Art aussi change, et ce que nous offrent les musées aujourd'hui n'a plus grand-chose de commun avec ce que proposaient même les galeries d'avant-garde du début du vingtième siècle. Pourtant, la question régulièrement continue de se poser, et on continue de comparer le cinéma aux arts plus ou moins établis, et de vouloir démontrer encore et toujours qu'il fait bien partie de la société des Arts. On trouvera, dans ce recueil de vingt-cinq conférences tenues en 2001-2002 au Collège d'Histoire de l'Art Cinématographique à la Cinémathèque française, des études inédites sur les relations du cinéma aux arts traditionnels - la peinture encore et toujours, mais aussi, la littérature ou l'opéra. On y découvrira que l'idéal de la "synthèse des arts" s'est aujourd'hui transformé en une pratique de la circulation et du remodelage, de l'expansion et du pastiche, qui resitue le cinéma dans l'espace artistique, mais tout autrement. Chemin faisant, on aura rencontré une bonne douzaine de propositions particulières visant à démontrer, à affiner, voire à contester ou à rendre absolument paradoxale, la définition du cinéma comme art, et on aura eu l'occasion de s'apercevoir que, sous différents vêtements et dans des contextes infiniment divers, la question n'a guère lâché les cinéastes (et encore moins les critiques). "Septième Art" n'est sans doute plus guère qu'une étiquette. Mais interroger cette étiquette, c'est forcément traverser l'Histoire - et cela, jamais, ne sera infécond.

  • Léo Scheer
  • 370 pages
  • Parution :
  • Prix : 28 €
  • ISBN 2914172826

La librairie est accessible sur la mezzanine de la Cinémathèque.

Horaires

Lundi : 12-19h
Mercredi au dimanche : 12h-20h30
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h (en période d'exposition uniquement)
Matinée le dimanche à partir de 10h

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