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E.-J. Marey - Actes du colloque du centenaireSous la direction de Dominique de Font-Réaulx, Thierry Lefebvre et Laurent Mannoni Sur papier d'abord, puis sur plaque de verre et enfin sur pellicule. Des images spectaculaires à des fins scientifiques : la physiologie. La décomposition du mouvement. Aujourd'hui, nous recomposons le mouvement. À partir des négatifs pellicules, les images sont redécoupées virtuellement, scannées une par une. Ce qui permet au restaurateur de travailler image par image. Le résultat est une série de fichiers informatiques, regroupés et indexés par film. Par exemple A1, film représentant un âne tenu au licol, contient 26 images. CR1 en contient 54. H1, 7 images. Nous avons donc des suites d'images successives, méthode graphique, à mettre en mouvement. Voilà le principal problème. Pour certains films, des indications sur la vitesse de prise de vues nous renseignent. Mais pour la plupart des films, nous n'avons rien. À part le nombre d'images et un petit chronomètre en bas de l'image, ou en haut. À quelle vitesse doivent être diffusés ces films ? Le cinéma passe à 24 images par seconde. La vidéo à 25 images par seconde. La majorité des films ont entre 15 et 30 images. Certain au dessus, d'autre en dessous. Le plus petit contient 4 images. Donc, si nous gardons la cadence de défilement de la vidéo ou du cinéma, la majorité des films seront en dessous de la seconde, par conséquent très peu visibles. Faut-il montrer tels quels ces films et obtenir alors une série de flashes en mouvements, ou faut-il faire en sorte de les ralentir pour que la série d'images soit visible ? Nous avons choisi la seconde option. Après plusieurs essais et des heures de réflexions, d'autres questions sont apparues. Ralentir les films pour quel résultat ? S'approcher d'un mouvement « réel », « naturel » aux yeux d'un spectateur, et donc se rapprocher du cinéma ? Ou prendre le parti premier d'Étienne-Jules Marey, la décomposition ? Il nous semble que la décomposition, le travail sur le ralenti, permet d'avoir une vision plus juste de ces films. D'un point de vue scientifique : la conservation de l'objet d'étude, le mouvement sous toutes ses formes. Mais aussi le travail à l'oeuvre, les avancées, pas à pas, des techniques de prises de vues. D'un point de vue esthétique : le ralenti très accentué donne la possibilité de découvrir toute la beauté de ces images. Trépidante et lointaine pour les premiers films, claire et déliée pour les plus récents. Le choix des sujets se prête à cette reconstitution, révélation des corps et des muscles ou test de chutes non libres, envols d'insectes ou bulles éclatées. Ils nous montrent un spectacle dans la droite ligne des dessins faits par Étienne-Jules Marey pour illustrer la méthode graphique.
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Histoire de la Cinémathèque françaiseLaurent Mannoni Le 6 juillet 1937, le Tout-Paris se presse dans les jardins de la Cité universitaire pour le premier gala de la Cinémathèque française. On y projette des films d'Etienne-Jules Marey, Thomas Edison et Georges Méliès. Ce succès est une consécration pour l'association créée un an plus tôt par Henri Langlois et Georges Franju. Entièrement inédites, les archives de la Cinémathèque retracent ici 70 ans d'une passion collective : l'immense personnalité de Langlois qui lui aura tout sacrifié, la dévotion de Mary Meerson, la ferveur de Marie Epstein, la quête inlassable de Lotte Eisner... On revit les joutes et les trahisons, les victoires et les drames de cette institution qui a sauvé une part majeure du patrimoine (films, appareils, archives, objets, costumes), engendré la Nouvelle Vague, donné un style muséographique au 7e art, initié les recherches de ses historiens (Jean Mitry, Georges Sadoul), projeté le cinéma de demain avec les films du passé. "On était entassés, l'air manquait presque autant que la place, écrivait Claude Mauriac, mais l'écran était un soupirail ouvert sur le monde." C'est une autre histoire du cinéma que celle de ce musée vivant. 70 ans d'une résistance fragile et invincible, pour l'amour du grand art de la lumière et de l'ombre.
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Ecrits cinématographiquesBoleslas Matuszewski Les deux textes de Matuszewski, Une nouvelle source de l'histoire et La Photographie animée, publiés en français à Paris en 1898, sont des ouvrages fondamentaux de l'histoire du cinéma. Etonnamment peu connu, l'ensemble constitue un document exceptionnel sur la réception des "images animées" au cours des toutes premières années de leur diffusion. Les études critiques qui accompagnent cette réédition retracent la généalogie des archives photographiques et cinématographiques considérées alors comme sources visuelles irréfutables pour l'historien.
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Vendredi 30 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages LES RAPACES ERICH VON STROHEIM | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda SEPT EPEES POUR LE ROI RICCARDO FREDA | HL |
| 19h00 | Akira Kurosawa LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 19h30 | Riccardo Freda LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK RICCARDO FREDA | GF |
| 20h30 | SIRENE KAREL STKELY | JE |
| 21h15 | Akira Kurosawa RASHOMON AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda L'OR DES CESARS RICCARDO FREDA, SABATINO CIUFFINI | GF |
Samedi 31 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages SYLVIA SCARLETT GEORGE CUKOR | GF |
| 15h00 | Akira Kurosawa SANJURO AKIRA KUROSAWA | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda LA CHARGE DES COSAQUES RICCARDO FREDA | GF |
| 19h00 | Riccardo Freda ROGER LA HONTE RICCARDO FREDA | HL |
| 19h30 | Akira Kurosawa LA SOURCE (BERGMAN) - LA SOURCE INGMAR BERGMAN | GF |
| 20h30 | JARDIN DE PIERRE PARVIZ KIMIAVI | JE |
| 21h00 | Akira Kurosawa LA FORTERESSE CACHEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda TOUTE LA VILLE CHANTE RICCARDO FREDA | GF |