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Full Metal Jacket
« Full Metal Jacket ou l’Odyssée de la violence », titre L’Humanité Dimanche, annonçant la couleur. « Un film de Kubrick est toujours un événement, aussi bien pour le perfectionnisme de sa mise en images que par le contenu généreux qu’il impose » rappelle La Raison. Full Metal Jacket répond à toutes les attentes et reçoit un accueil dithyrambique.
Pour son sujet, vif, philosophique et universel. Contrairement à ce qui aurait pu être, ce n’est pas « un film de plus sur le cauchemar vietnamien, mais un film sur une guerre qui fit elle-même un film » indique en premier lieu L’Evénement du Jeudi. Dans une mise en abime intelligente, Kubrick s’est penché sur le traitement médiatique du conflit. L’un de ses propos est en effet de décortiquer « la science de cette mise en scène si habile à rendre compte, précisément, de la mise en scène inhérente à la conduite de la guerre du Vietnam » explique Le Matin, « en particulier par les journalistes de l’armée américaine » précise L’Humanité. Pour Télérama, Kubrick ouvre une autre perspective, « il a voulu, c’est l’évidence, nous parler non du Vietnam, mais de la guerre qui métamorphose les hommes en bêtes ». « Toute l’absurdité de la guerre est là » (Le Canard Enchaîné), à travers les images d’entraînement de la première partie aussi bien que dans la plongée au cœur du champ de bataille de la seconde. Et pour Le Journal du Dimanche, le cinéaste livre tout simplement « un film magnifique sur la condition humaine ».
Pour la façon dont Kubrick traite ces thèmes, clairement, intelligemment, avec un recul sensible qui prend valeur d’exemple. « Le plus étonnant est bien qu’après Coppola, Cimino, Stone et les autres, il parvienne à innover, à aborder ce conflit (...) sous un angle différent, profondément humain » note La Croix. L’Evénement tente d’analyser la méthode : « sans s’éloigner du réel, Kubrick n’a pas construit pour autant un film réaliste. Dans chaque plan, il introduit cet imperceptible décalage qui est la marque des grands cinéastes ». 7 à Paris évoque le parti pris du réalisateur qui a opté pour une forme simple et dépouillée : « la texture dramatique de Full Metal Jacket est extraordinairement serrée. Sur un sujet comme le Vietnam, il fallait éviter le piège du foisonnement et de la profusion lyrique. Kubrick élague donc avec le plus grand calme ». Pour Révolution, ce qui fait la différence est « le réalisme et l’honnêteté » déployés. De fait, Full Metal Jacket flirte pour beaucoup avec le documentaire. « Kubrick a enregistré tout cela d’une manière méthodique et implacable » constate Le Canard Enchaîné, avec « une sorte de fièvre froide » selon Les Echos. Sobriété, austérité presque, car « Kubrick refuse ici de transfigurer, de magnifier, de mettre en scène la guerre et de transformer ses personnages en héros » estime L’Express. Le choix des acteurs illustre cette orientation : « si Kubrick a fait appel à des interprètes qui ne sont pas des vedettes, c’est pour éviter de privilégier tel ou tel personnage » spécifie France Soir. La mise en scène s’en ressent également, car « l’éclairage est sans flatterie aucune, la photographie aussi sévère que celle d’un documentaire, l’effet spectaculaire peu recherché » juge encore Le Nouvel Observateur. Full Metal Jacket est une œuvre qui donne à réfléchir plus qu’à voir, et L’Avant Garde l’a bien compris : « Kubrick ne prendra pas position. Le public reste seul juge. Il n’a d’autre souci que la vérité ». A noter que c’est précisément cette distanciation prétendument froide qui constitue le seul reproche apparaissant dans quelques articles. « Kubrick se borne à un constat glacé. Il ne s’étonnera pas qu’on reste froid » prévient Le Figaro. Télérama, qui publie deux avis partagés, considère par l’intermédiaire de Jean-Luc Douin, sceptique, que « son cinéma est un gadget sans âme », poursuivant « ce qui est effarant dans cette débauche de savoir-faire, c’est la rareté de l’émotion ».
Pour la maîtrise de la mise en scène. Kubrick livre une partition parfaite, «virtuosité stupéfiante » pour La Croix, « minutie d’un tailleur de diamants » pour L’Express. « On ne peut rien rêver de plus net, de plus lumineux, de plus implacable » assure 7 à Paris. « Est-il besoin de préciser que Full Metal Jacket est aussi une leçon intimidante de filmage, un chef d’œuvre de direction d’acteurs » ? s’enthousiasme Libération. Kubrick use avec brio de tout son art pour étayer son propos et dépeindre l’atmosphère de la guerre, « créant une dramatique d’une extrême précision » souligne L’Evénement du Jeudi. Sa mise en scène est crue et sans complaisance, et L’Humanité remarque que le cinéaste « revient à la construction ultra symétrique de Shining, qui indiquait déjà le passage à la démence ». « Non seulement Full Metal Jacket est, dans son ensemble ou plan par plan, un prodige de mise en scène, mais Kubrick a situé, et observé comme une règle de fer, l’exacte distance à tenir par rapport à ses personnages et à l’action » observe Le Point. A la toute fin du film néanmoins, il plonge sa caméra dans la boue et « rejette son austérité documentaire pour le lyrisme du fer, qui est bien la seule manière d’aborder l’invraisemblance de la guerre » juge Le Nouvel Observateur.
Pour la signature Kubrick enfin. « Son talent de théâtralisation et de stylisation » selon L’Evénement. Son style sans concession, sa « caméra vérité » pour d’autres. Encore une fois, Kubrick embarque le spectateur dans un spectacle proche d’un combat de boxe. « Sans relâche, pendant deux heures, Kubrick vous frappe au ventre, au cœur, à la tête, vous laisse sur le carreau » écrit Le Monde. L’Humanité Dimanche ressent la même nécessité d’implication : « il n’y a pas de zone d’ombre dans Full Metal Jacket, aucune porte de sortie, pas d’endroit pour s’abriter ». « Il est rare qu’au cinéma nous soyons contraints de regarder la réalité en face » apprécie pour sa part Le Quotidien de Paris. Full Metal Jacket contient par ailleurs tous les thèmes chers à Kubrick, comme le rappelle 7 à Paris : « la guerre, l’armée, et aussi le conditionnement, l’enfermement, le meurtre ». « A travers toute une œuvre dominée par l’expressionnisme de la violence, il ne cesse de nous questionner (...) sur la vanité des hommes et l’hypocrisie des institutions » renchérit L’Humanité.
Full Metal Jacket est, pêle-mêle, bouleversant, vertigineux, superbe, rageur, brillant, violent, échevelé, rude, méticuleux, désespéré, maîtrisé. Et 7 à Paris trouve la meilleure formule pour illustrer tous ces satisfecit : « Voilà le film qu’il faudrait montrer dans toutes les écoles de cinéma du monde comme l’exemple d’un magnifique travail sur un sujet précis ».
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7 à Paris
« La texture dramatique de Full Metal Jacket est extraordinairement serrée. Sur un sujet comme le Vietnam, il fallait éviter le piège du foisonnement et de la profusion lyrique, si vite complaisante. Kubrick élague donc avec le plus grand calme tout ce qui pourrait l’écarter des linéaments vifs et stricts de son récit ».
Claude-Jean Philippe, 21/10/1987
Avant-Garde
« Installez-vous au volant de votre voiture, foncez à 130 km/heure contre un mur et vous aurez l’idée du choc que procure la vision du dernier Kubrick (...). Sujet bateau pour un long métrage américain. Exact, mais pas banal dans la façon de le traiter ».
David Grinberg, 01/10/1987
Le Canard Enchaîné
« Aidé par d’étonnants acteurs, surtout Matthew Modine et Lee Ermey, Stanley Kubrick a enregistré tout cela d’une manière méthodique et implacable. Un très grand cinéaste. Et un très grand film ».
Jean-Paul Grousset, 21/10/1987
La Croix
« Le plus étonnant est bien qu’après Coppola, Cimino, Stone et les autres il parvienne à innover, à aborder ce conflit que les Américains ne cessent d’exorciser sous un angle différent, profondément humain. Dans Full Metal Jacket, Kubrick hisse le face-à-face avec la mort au niveau des grandes tragédies antiques ».
Jean-Luc Macia, 18/10/1987
Les Echos
« C’est le ton qui nous glace à jamais, plus que les images. Le ton, et l’ambiguïté de la démarche (...). Une opération filmée et rythmée avec une sorte de rage froide, méticuleuse, par un Kubrick au brio exemplaire ».
Annie Coppermann, 21/10/1987
L’Etudiant
« Un film intense, tragique, qui redit ce qu’on savait déjà. La guerre est une connerie, l’important c’est de survivre. Full Metal Jacket, qui souffre de n’avoir aucune cohésion, ne vaut que pour cette dernière partie. L’ensemble est certes d’une admirable maîtrise technique. Mais en vain ! »
Vincent Toledano, 01/10/1987
L’Evénement du Jeudi
« Sans s’éloigner du réel, Kubrick n’a pas construit pour autant un film réaliste. Dans chaque plan, il introduit cet imperceptible décalage qui est la marque des grands cinéastes. Et crée du même coup quelque chose qui ressemble à une théâtralisation, une stylisation, faisant percevoir, osons le mot, cette essence des choses qu’il ne cesse de traquer dans chacun de ses films ».
Michel Boujut, 15/10/1987
L’Express
« Un chef d’œuvre ? Non. Un cauchemar perplexe, plutôt ».
François Forestier, 16/10/1987
L’Express
« Kubrick refuse ici de transfigurer, de magnifier, de mettre en scène la guerre et de transformer ses personnages en héros. C’est l’anti-spectacle, où ne pas emmener les enfants. A ras du sol, dans la boue, dans le sang, dans la merde, verte, grise, brune, Kubrick l’antimilitariste nous donne à voir, à travers cette vision tragique de Docteur Folamour, cette version moderne de Barry Lyndon, ce qu’est, selon lui, le vrai visage de la guerre, de toute guerre ».
Dominique Jamet, 23/10/1987
Le Figaro
« Kubrick dans Full Metal Jacket se garde de pousser la porte du mystère. Il se borne à un constat glacé. Il ne s’étonnera pas qu’on reste froid ».
Claude Baignères, 21/10/1987
Le Figaro Magazine
« Mais pourquoi diable a-t-il fait ça ? Par intime conviction. Pour Stanley Kubrick, il n’y a pas de guerre acceptable. Toutes sont vaines et noires. Aucune idéologie ne peut les sauver, et le soldat éduqué pour la faire a plus de chance de se transformer en brute que d’y trouve son salut. Aimera qui voudra. Mais il ne faut pas oublier que les films du cinéaste ont toujours fait école. Une fois de plus, Kubrick surprend ; mais cette fois, en ne faisant pas du Kubrick ».
Françoise Maupin, 17/10/1987
FMP Mutualité
« Stanley Kubrick, armé de sa caméra-vérité, va très loin dans la dénonciation d’une guerre qu’il considère comme injuste – et inutilement cruelle : la dernière séquence de ce film magistral, sainement dérangeant, est singulièrement éclairante ».
[S.N.], 01/12/1987
France Soir
« Le film, lui, exprime la sottise cruelle des guerres, sans passion mais avec un sens amer de l’absurde dans une œuvre qui donne plus à réfléchir qu’à voir ».
Robert Chazal, 24/10/1987
L’Humanité-Dimanche
« Il n’y a pas de zones d’ombre dans Full Metal Jacket, aucune porte de sortie, pas d’endroit pour s’abriter. L’œil du spectateur touche physiquement l’écran, c’est-à-dire la guerre. Si le contact est rude, douloureux, voire scandaleux, c’est que Kubrick travaille dans l’urgence. L’urgence d’un artiste qui, avec ses artifices de création, fait le pari insensé – mais gagné ? – de soumettre son art au détecteur de mensonges. Infiltrant la matière guerrière, il n’en a voulu que la vibration vraie, élémentaire. A nous de la rejeter, ou pas. La balle, chemisée ou non de métal, est dans notre camp ».
Claude Sartirano, 23/10/1987
L’Humanité
« L’une des leçons de Full Metal Jacket s’inscrit dans un contexte mondial dominé par les mouvements pacifistes et les promesses de désarmement proférées par les deux grands : on ne peut plus faire de film qui se contente de dire simplement « La guerre c’est mal ». Ce seul aspect moral est dépassé. Une autre page de l’histoire du film de guerre est à écrire. Il n’est pas étonnant qu’il revienne à Kubrick de la tourner, lui qui, à travers toute une œuvre dominée par l’expressionnisme de la violence, ne cesse de nous questionner, à l’aide de formes, d’espaces et de lumières, sur la vanité des hommes et l’hypocrisie des institutions ».
Gilles Le Morvan, 21/10/1987
Le Journal du Dimanche
« On s’interrogera naturellement sur la question de savoir si oui ou non Kubrick a fait œuvre antiaméricaine. Et naturellement on aura tort de poser ainsi le problème. Parce que, j’y insiste, et c’est capital, le réalisateur dépasse l’anecdote politique ou historique. Bien plus que de la guerre du Vietnam, c’est en effet de la violence et de ce qu’elle a fait aux hommes que parle, une fois encore, l’auteur d’Orange mécanique. Full Metal Jacket est, on l’aura copris, un film magnifique sur la condition humaine ».
Lucien Bodard, 18/01/1987
Libération
« Certaines scènes sont si bonnes que c’est à en faire peur. Plus je revois le film, plus je me rends compte qu’il a tout compris à mon livre. Stanley est peut-être la seule personne au monde qui l’ait compris, d’ailleurs ! Ce qui m’a choqué, c’est de retrouver tant de scènes et personnages préservés. Mais c’est quand il ajoute ou invente des scènes qu’il me souffle le plus ».
Gus Hasford, auteur du scénario et du livre adapté, propos recueillis par Philippe Garnier, 20/10/1987
Libération
« Full Metal Jacket est sans conteste le meilleur film qu’on ait fait sur la guerre du Vietnam en particulier et sur la guerre en général. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas un film de plus sur le Vietnam, mais bien plutôt un film en moins. Moins d’affects sentimentaux, moins d’effets, moins de discours, moins d’explications, moins de thèse, moins de tout, et même, moins que rien. Pour tout dire : une abstraction. Pauvre, sèche, glaçante et coupante (...). En fait c’est ça : Full Metal Jacket est un grand film en chantier, un vrai bordel, une usine en surchauffe, une cuisine à l’heure du coup de feu, l’exhibition inouïe d’un work-in-progress bouillonnant qui n’en aura jamais fini avec son impossible conclusion ».
Gérard Lefort, 21/10/1987
Le Matin
« Le propos n’est pas de revenir sur l’absurdité criminelle de l’intervention américaine en Asie mais de rappeler que toutes les guerres obéissent à une effroyable logique (quelqu’aberrante que soit la façon dont on les mène) et que le crime, quoiqu’on fasse, est en nous ».
Michel Pérez, 21/10/1987
Le Monde
« Sans relâche, pendant deux heures, Kubrick vous frappe au ventre, au cœur, à la tête. Vous laisse sur le carreau ».
Henri Béhar, 27/06/1987
Le Monde
« Faire un film de guerre pour dire seulement « Il ne devrait plus y avoir de guerre » est insuffisant. Même les généraux sont d’accord. Il y a autre chose, Masi ça n’est pas à moi de le dire. J’essaye de mettre tout ce que je peux dans mon film, de le rendre le meilleur possible. Mais à la fin du tournage, je suis probablement la personne la moins adaptée pour juger du contenu. Quand vous commencez, vous avez une belle vue d’ensemble sur le film et une certaine idée de ce qu’il signifie. Puis, plus vous avancez, plus vous vous plongez dans les détails, jusqu’à vous préoccuper du son d’un pas sur le ciment fendu. Ce pas fait-il le même bruit sur la terre mouillée ? Et plus vous continuez d’avancer, plus vous perdez la belle vue d’ensemble... »
Stanley Kubrick, propos recueillis par Danièle Heymann, 20/10/1987
Le Nouvel Observateur
« L’éclairage est sans flatterie aucune, la photographie aussi sévère que celle d’un documentaire, l’effet spectaculaire peu recherché : c’est l’anti-Coppola. Mais cela n’empêche nullement le film de se laisser pervertir par une théâtralité insidieuse, née de l’irréalisme inhérent aux méthodes d’entraînement des Marines ».
Michel Pérez, 16/10/1987
Pariscope
« Merde, allez le voir cet enfer ! Mais pas dans l’espoir (caché ?) d’en avoir plein la vue. Plein le cul oui ! Plein la gueule. A en dégueuler de hideur ».
José-Maria Bescos, 21/10/1987
Le Point
« Non seulement Full Metal Jacket est, dans son ensemble ou plan par plan, un prodige de mise en scène, mais Kubrick a situé, et observé comme une règle de fer, l’exacte distance à tenir par rapport à ses personnages et à l’action ».
J.-M. F., 19/10/1987
Paris Match
« Ballet sauvage et terrifiant sur le thème de la guerre, Full Metal Jacket nous rassure complètement : il faut encore compter sur Kubrick et sur son cinéma de la passion, même si celle-ci touche parfois à la démesure ».
[S.N.], 16/11/1987
Le Quotidien de Paris
« A la guerre il n’y a pas, selon Kubrick, de héros, mais seulement des tueurs et des morts. Voilà pourquoi, après Coppola, Cimino et Stone, Kubrick n’a pas fait un film de plus sur le Vietnam, et moins encore une épopée, comme le dit sans vergogne la publicité, mais un film de plus, le quatrième dans son œuvre, le plus dur, le plus choquant, le plus violent, contre son ennemie, la guerre, refusant la facile et pittoresque dramatisation, le thème rebattu des héros perdus dans la jungle, et lui préférant l’horreur ingrate et grise de la bataille anonyme dans les villes. S’il y a un grandiose de cette guerre-là, il est dans la laideur ».
Dominique Jamet, 21/10/1987
La Raison
« Full Metal Jacket confirme tout le bien qu’on peut penser de ce cinéaste d’exception. On a vu beaucoup de films sur la guerre du Vietnam (...) mais jamais le cinéma n’était parvenu à une vision aussi nette, précise et honnête. Pas de glorification du héros, pas de fascination de la violence, pas d’ennemis fourbes ou déloyaux, pas d’exaltations des valeurs nationales. Le constat est nu. Le style qui associe paradoxalement le réalisme et l’abstraction va droit à l’essentiel ».
Raymond Lefevre, 01/12/1987
Révolution
« Interprété avec justesse et talent par des comédiens comme Matthew Modine, Adam Baldwin, Vincent D’Onofrio ou Lee Ermey, Full Metal Jacket, sans être l’un des meilleurs films de Kubrick, est une œuvre superbe, importante, qui par sa véracité s’affirme bien, ainsi qu’on pouvait l’espérer, comme un film de référence sur la guerre du Vietnam, et, de façon plus large, sur la guerre en général ».
Antoine Tixeront, 06/11/1987
Témoignage Chrétien
« Avec Kubrick on a enfin une œuvre pleine sur un sujet sans limite, une guerre perdue, comme une plaie à jamais ouverte, par la nation la plus puissante du monde ».
François Quenin, 02/11/1987
Télérama
Pour :
« Grand maître de la mise en scène, Stanley Kubrick a réalisé avec son dernier film l’œuvre pacifiste la plus puissante depuis A l’Ouest rien de nouveau ».
Joshka Schidlow, 21/10/1987
Contre :
« Ce qui est effarant dans cette débauche de savoir-faire, c’est la rareté de l’émotion. Le cinéma de Kubrick est un cinéma mâle qui doit se contrôler. Et c’est le cinéma d’un voyeur dont le discours spécule sur ce qu’il prétend dénoncer ».
Jean-Luc Douin, 21/10/1987
VSD
« C’est évidemment fort bien fait mais on sort de là avec l’envie de dire : un de plus. A se demander ce qui a bien pu attirer Kubrick dans ce scénario d’une extrême banalité ».
Claude Klotz, 29/10/1987

Stanley Kubrick l'exposition

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Exposition du 23 mars au 31 juillet 2011
Horaires d'été (tous les jours sauf mardi) :
- De 10h à 20h
- Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Nuit Kubrick vendredi 22 juillet : ouverture exceptionnelle de l'exposition jusqu'à 1h du matin.

Stanley Kubrick, the exhibition




