Accueil critique des films de Tim Burton
Retrouvez l'accueil critique des films de Tim Burton, au moment de leur sortie en salles.
Batman / Batman

Le Canard enchaîné
" Un mélange de Dr Mabuse, d'Orange mécanique et de Métropolis, bourré d'allusion politico-écologiques (...). Bref, une anti-BD qui frustre beaucoup le public-cible. "
Serge Richard, 20.09.1989
La Croix
" Sous les oreilles pointues et le masque superprofilé, la moue serait plutôt molle. A moins qu'elle soit dubitative (...). [Michael Keaton/Batman] a beau s'envoler avec [Kim Basinger/Vicki Vale] sur les filins les mieux tendus, produire de l'humour et de l'extravagance à chaque détour de caméra (...), il y a quelque chose d'étrangement inopérant dans cette version luxueuse, irréprochable de sophistication et de bon goût (...), mais dont la loufoquerie ne tient pas ses promesses. "
Chantal Noetzel-Aubry, 13.09.1989
Les Echos
" C'est long, en effet. Truffé de flash-back explicatifs de la vocation du héros (...) et d'une idylle journalistico-sentimentale à l'eau de rose (...). Pour le reste, sur un scénario, frisant l'indigence (...) on a tout le temps d'admirer les décors gothico-futuristes de Gotham (...), le quasi-double menton de Michael Keaton (...) héros bien falot, et, surtout l'aisance de Jack Nicholson, qui l'éclipse sans peine ".
Annie Coppermann, 13.09.1989
L'Evénement du Jeudi
" Batman est du grand spectacle parodique, loufoque et rapide (sauf le combat final). Délicieusement primaire ".
Michel Boujut, 14.09.1989
L'Express
" Les puristes crient à l'assassinat. Les autres gueulent dans la salle (de joie). Les parents s'ennuient vaguement. On est prié d'amener son âme d'enfant, pour voir Batman. "
François Forestier, 08.09.1989
Le Figaro
" Batman reste (...), un film, élémentaire, sans prolongements vers le rêve, un film à deux dimensions. Il est possible que ses auteurs aient calculé cet effet, mais c'est encourager toutes les paresses de l'intelligence, du cœur et de l'imagination. "
Claude Baignères, 13.09.1989
Le Figaroscope
" Un film qui se laisse voir, ni chef-d'œuvre ni navet, conçu comme une BD tout public. "
Jean-Luc Wachthausen, 13.09.1989
France Soir
" L'essentiel est dans la réalisation. La mise en scène est plus soignée et inventive que dans bien des films intellectuellement ambitieux. Les décors, parfois dans une référence expressionniste, sont très beaux. Le récit court allégrement, avec beaucoup d'humour, et ménage temps forts et moments de répit, scènes intimistes et spectaculaires. "
Maurice Fabre, 16.09.1989
L'Humanité
" Batman est un film très noir relevant d'une espèce d'expressionnisme poétique un peu lourdaud, soutenu par l'efficace musique de Prince. Pour ce film de cape et d'effets (spéciaux), la distribution sonne juste. Michael Keaton s'impose curieusement avec un jeu plutôt retenu. Kim Basinger n'a qu'à laisser libre cours à sa sensualité pour convaincre. Quant à Nicholson, il en fait des tonnes dans le genre loufoque et sadique ".
Gilles Le Morvan, 13.09.1989
L'Humanité Dimanche
" Jack Nicholson (...) en profite pour créer autour de son personnage [le Joker] un vent de folie féerique qui oxygène agréablement ce lourd cuirassé. "
Claude Sartirano, 08.09.1989
Le Journal du Dimanche
" Batman c'est d'abord un film. Somptueux, surprenant, flamboyant. Noir de tonalité, en même temps bourré d'humour, avec un Jack Nicholson formidable d'invention, Joker fou, psychopathe (...). Gotham City ? L'autre élément fort du film. Pas une de ces petites villes clean bien ratissées des Etats-Unis. Une nouvelle Metropolis. Une de ces villes sombres, inspirées du Chicago des années Al Capone, aux pavés gluants à l'ombre des buildings menaçants. "
Michèle Stouvenot, 03.09.1989
Libération
" Dans Batman, l'Amérique brise tous ses jouets et, forcément, ça fait un boucan d'apocalypse. Car la pièce maîtresse de Batman, celle qui, comme au jeu de cartes, surpasse toutes les autres figures, c'est tout naturellement le Joker : un pur bloc de haine, méchant comme une teigne du début à la fin, sadique, lubrique, cynique, truqueur, menteur, armé d'un humour féroce (...) et d'une intelligence terrifiante. "
Gérard Lefort, 13.09.1989
Le Monde
" Si Batman déçoit en partie, c'est par ses chutes de rythme, ses lenteurs vers la fin. Par la ruse de ses scénaristes et producteurs qui multiplient les clins d'oeil et cassent le charme. On ne rêve pas comme dans La Guerre des étoiles ou les premiers Superman. Ce qui manque à Batman, c'est moins de voler vraiment que d'avoir assez de naïveté pour le croire. "
Michel Braudeau, 07.09.1989
Le Nouvel Observateur
" Hélas, le film est signé Tim Burton (...) et joué par son comédien favori, Michael Keaton (...) avec un effacement fatal. On sent bien la volonté de donner une tonalité de conte gothique enfantin à toute cette affaire, la fraîcheur manque et le dénuement narratif s'installe là où l'imagination devrait jaillir comme une source. "
Michel Pérez, 07.09.1989
Le Point
" Les lieux communs du genre (...) sont parcourus avec une désinvolture qui frise le je-m'en-foutisme total. L'efficacité de l'entreprise tient à d'autres ingrédients. D'abord, au choix d'une ambiance cauchemardesque, qui démarque le film aussi bien des mièvreries de l'heroic fantasy réservée aux enfants que du deuxième degré ironique pour initiés. En fond de sauce, outre les bonnes vieilles exactions traditionnelles (...) l'immonde Joker ne dédaigne pas le terrorisme urbain et le crime écologique, ce qui apporte une délicate touche contemporaine à l'ensemble. Ensuite, un admirable travail de décoration, signé Anton Furst (Full Metal Jacket) ".
Jean-Michel Frodon, 11.09.1989
Le Quotidien de Paris
" Et si les véritables héros de Batman n'étaient pas les personnages eux-mêmes mais les lieux où ces personnages s'affrontent; et si le succès de Batman était d'abord lié à la reconstruction, parfaite, d'un univers alternatif au nôtre, et pourtant proche ? Le film de Tim Burton fait bien partie de ces œuvres d'utopistes qui, de Blade Runner à Brazil, essayent autant de décrire une intrigue que de s'inscrire dans un univers précis et stylisé. "
Aurélien Ferenczi et François Jonquet, 12.09.1989
V.S.D.
Pour
" Le film est drôle, tout fou, presque surréaliste et doit tout à Nicholson qui, dans le rôle du Joker, fait le pitre à un point tel qu'il fait craquer le chapiteau du cirque. "
Claude Klotz, 14.09.1989
"Une belle machine aux reflets d'acier noir qui vous emporte pendant deux heures, rivé à votre fauteuil, quelque part entre Zorro, Dracula et Alice au pays des merveilles version cuir. "
Eric de Saint Angel, 14.09.1989
Contre
" Si l'on se laisse facilement séduire par les quatre ou cinq premières minutes (...), l'ennui et le ridicule ne tardent pas à gagner dès que notre héros revêt son légendaire costume de chauve-souris (...). Ce Batman n'a guère l'étoffe du héros que l'on espérait."
Didier Vallé, 14.09.1989
Accueils critiques

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