L'actualité des périodiques

So Film

Capricci, jeune société d’édition d’ouvrages de cinéma, doublée d’une société de production et de distribution de films, pointus mais remarqués, comme La BM du seigneur de Jean-Charles Hue, s’associe avec So press pour éditer le nouveau mensuel de cinéma So Film.

Aux commandes, Thierry Lounas, directeur de la publication, Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma durant 5 ans, actuellement rédacteur en chef cinéma du magazine littéraire Transfuge, et François Bégaudeau, écrivain, scénariste, notamment du film que Laurent Cantet a tiré de son livre « Entre les murs ».

On retrouve dans le comité de rédaction de nombreux rédacteurs des Cahiers, Cédric Anger, Hervé Aubron, Jean Narboni, Jean Douchet, ainsi que Louis Skorecki et Luc Moullet, qui s’affrontent dans une chronique mensuelle, Moullet vs Skorecki. Cela n’en fait pas un remake des Cahiers pour autant, chaque numéro ne contient que 5 ou 6 critiques. En revanche une large place est donnée aux entretiens, souvent surprenants comme celui avec le gourou Raël, en pleine préparation du projet de sa vie : son biopic. Une large place également pour les rencontres, avec des personnalités aussi diverses que Jean-Pierre Léaud, Ricky Gervais, Terry Gilliam ou Werner Herzog. Enfin, il y a des reportages, sur le tournage du prochain Larry Clark, Marfa Girl, au Texas, ou dans la salle de projection du Palais de l’Elysée, sur Nollywood et l’industrie nigériane, ou Hollywoued sur les studios marocains d’Ouarzazate.

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Ciné : revue d’art cinématographique

Cette luxueuse revue mensuelle voit le jour à Genève et parait de mai 1926 à février 1929, soit 29 numéros, richement illustrés, chacun comporte 8 pages de portraits et de photos tirées de films. Elle est dirigée par John Pisteur et Louis Elie, et Eva Elie en est la rédactrice en chef. Le couple occupe une place prépondérante au sein de la jeune cinéphilie genevoise. Ils publient en 1928 Cinémaboulie, satire du cinéma, qui constitue l’un des seuls ouvrages consacrés au cinéma paru en Suisse romande dans les années 20. Des collaborateurs prestigieux, comme Paul Ramain, qui écrit régulièrement des critiques pour Cinéa-Ciné pour tous réunis, et dans Photo-ciné, apportent une certaine légitimité à la revue. Paul Ramain est ce médecin suisse, passionné à la fois par le cinéma et par la musique, qui élabore la théorie du « musicalisme » qui fait du travail du cinéaste l’équivalent de celui du compositeur écrivant une symphonie. Il compare d’ailleurs Metropolis de Fritz Lang à la IXè symphonie de Beethoven (Photo-Ciné n°13, juin-juillet 1928).

Les films ambitieux, les réalisateurs comme Abel Gance, Germaine Dulac, Jean Epstein ou Charlie Chaplin sont à l'honneur, mais également les stars, dont les portraits, de qualité exceptionnelle, ont de quoi ravir leurs fans. D’ailleurs, l’éditorial du n°1 revendique « l’ambition de se créer une place à part dans l’estime du public, grâce à sa présentation sur papier de luxe, l’excellence de son illustration par le procédé moderne de l’héliogravure et au choix de ses photographies ». L'équipe de la revue parraine la création de l'un des tout premiers ciné-clubs en Suisse, le "Ciné d'art". De plus, des places de cinéma à tarif réduit sont offertes chaque mois aux lecteurs.

Cette revue, dont nous possédons tous les numéros, est entrée dans nos collections grâce à un don de la famille Ramain. Nous disposons de la seule collection consultable en France.

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DGA quarterly : craft journal of the Directors Guild of America

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue de la DGA, ou Directors Guild of America, syndicat professionnel de réalisateurs de cinéma et de télévision. La "DGA interview", long entretien avec un réalisateur (Clint Eastwood, Peter Weir, Ridley Scott, Ang Lee...), occupe la part centrale de chaque livraison. Dans la rubrique "A shot to remember", un cinéaste revient sur l'un de ses films en analysant et commentant en détails des photogrammes d'une scène particulière, tandis que "In the screening room" donne la parole à un jeune réalisateur qui développe les raisons de son attachement à tel film culte. Les nombreuses photographies qui émaillent les reportages, souvent photos de tournage, sont d'une très belle qualité noir et blanc. Certains métiers (décoration, le montage, assistanat de direction, entre aitres) font l'objet d'articles, comme par exemple le portrait de Juliet Taylor, directrice de casting attitrée de Woody Allen. La publication s'intéresse aussi à la réalisation pour la télévision (séries, émissions), aux nouvelles technologies, aux aspects juridiques (droit d'auteur), syndicaux (normes de sécurité sur le plateau par exemple). Les 75 ans du DGA en 2011 donnent l'occasion à la revue de publier une série de textes consacrés à l'histoire de la Guilde et donc d'une grande partie du cinéma américain, le tout richement illustré de documents d'archives.

  • Voir aussi : Action, également publication du DGA entre 1966 et 1983, disponible sur microfilm.

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Cahiers du cinéma España, petite soeur espagnole des Cahiers du cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est désormais disponible en médiathèque, depuis le numéro 41 de janvier 2011, la revue Cahiers du cinéma España.

Paraissant depuis mai 2007, cette petite « sœur » des Cahiers du cinéma émane d’un accord signé entre la revue française, l’éditeur espagnol Caïman, et un groupe de critiques espagnols réunis autour du directeur de la publication Carlos F. Heredero (enseignant auprès de l’Ecole Supérieure de Communication Audiovisuelle de Madrid et de l’Ecole de Cinéma et Audiovisuel de Catalogne, collaborateur de Dirigido Por…, auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma espagnol, mais aussi sur le cinéma soviétique, Peckinpah, Huston, Mankiewicz, Cassavetes, Rohmer, Wong Kar-Wai..). Carlos Reveriego est rédacteur en chef, et Angel Quintana (par ailleurs professeur de cinéma à l’université de Gérone, spécialiste du cinéma des premiers temps, collaborateur des revues Archivos de la Filmoteca et Nosferatu, auteur d’ouvrages sur le cinéma italien, Rossellini, Fellini..) coordonne la rédaction en Catalogne.

Revue « sœur » mais pas « miroir » : la revue espagnole se compose, pour un tiers environ de son contenu, d’articles traduits de la revue française et pour le reste d’articles réalisés par sa propre rédaction. Les articles traduits ne paraissent pas nécessairement en même temps que les originaux de la revue française : par exemple, le numéro de janvier 2011 revient sur un article de septembre 2010 des Cahiers français, en proposant la traduction d’un texte de Stéphane Delorme sur « Des hommes et des dieux. ». L’actualité du cinéma espagnol et latino-américain (nouvelles sorties, interviews de cinéastes « rares » en marge de l’industrie, comptes-rendus de festivals tels que Gijon, Bilbao, Mar de Plata) se trouve naturellement au centre des Cahiers du cinéma España, qui accorde néanmoins, comme sa consœur française, une large place au cinéma international. Même si les deux revues partagent le même intérêt pour le cinéma d’auteur, elles conservent cependant une complète autonomie dans leurs opinions et façons de traiter leurs sujets. Ainsi, par exemple, les Cahiers du cinéma España consacrent une couverture et un dossier complet à « True Grit » (dont une comparaison du film des Coen avec celui d’Hathaway, une interview du chef opérateur Roger Deakins) dans leur numéro de février dernier alors que le même film fait l’objet d’une seule page de critique dans les Cahiers du cinéma. A l’inverse, « Black Swan » crée l’évènement du numéro de février pour la revue française (couverture et dossier), alors que la revue espagnole lui réserve une portion congrue.

Cahiers du cinéma España a contribué à faire en sorte que la critique espagnole s’ouvre peu à peu à des films et cinéastes auparavant peu commentés dans les publications spécialisées (voir l’entretien par Jean-Michel Frodon des responsables de la revue dans le numéro de juin 2008 des Cahiers du cinéma).

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2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick : un nouveau découpage dans le numéro 580 (février 2011) de L’Avant-scène cinéma

L'avant-scène cinéma n°580 (février 2011)L’Avant-scène cinéma, après une première édition du découpage dans son numéro 231/232 de juillet 1979, s’attaque à nouveau au monument 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, en lui consacrant son numéro 580 de février 2011.

Le découpage est désormais agrémenté de photographies en couleurs, contre celles en noir et blanc, moins nombreuses, de la première parution, et s’enrichit du minutage des plans, en plus de leur numérotation. Le dialogue in extenso est maintenant bilingue.

Le dossier d’accompagnement est également nettement plus fourni. S’il reprend intégralement l’étude de Jacques Goimard, intitulée « Une odyssée formelle », parue en 1979, ainsi que la revue de presse (augmentée cependant), la biofilmographie, et la fiche technique du film, tous les autres textes sont nouveaux :

- Le compositeur Gilles Tinayre revient sur la musique dans 2001, et notamment sur l’utilisation du « Beau Danuble Bleu »,

- Pierre-Simon Gutman écrit sur l’improbable suite de 2001 (2010 de Peter Hyams), puis sur la carrière de Kubrick,

- Michel Ciment analyse le film (extrait de son ouvrage sur Kubrick paru aux Editions Calmann-Lévy, 1980, rééd. 2004 et 2011),

Illustration de Fabien Lacaf pour le n°580 de L'ASC- Laurent Aknin annonce l’exposition Kubrick à la Cinémathèque française, puis s’intéresse aux adaptations cinématographiques de romans par Kubrick.

- Sylvain Angibous examine l’impact de 2001 sur la culture psychédélique,

- Et enfin, Pierre Berthomieu, au cours d’un entretien, débat sur la modernité du réalisateur.

Un dessin original de l’auteur de bande dessinée et storyboardeur Fabien Lacaf, inaugurant une nouvelle collaboration entre lui et la revue, complète l’ensemble (voir illustration ci-contre).

 

Augmentée de plus de 60 pages, cette nouvelle édition est une vraie refonte par rapport à l’édition de 1979, apportant de nouveaux éclairages sur l’œuvre. Elle sort en kiosque au moment idéal, à l’occasion de l’exposition consacrée à Stanley Kubrick.

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Fan magazines américains

Parmi nos récentes acquisitions se distingue un ensemble de revues américaines, emblématiques de l’âge d’or de Hollywood, et pionnières d’un genre qui fut un temps très prospère : le « fan magazine ».

Motion Picture Magazine (février 1911-1977), Motion Picture Classic (1915-1931), Photoplay (juin 1911-1980) et Picture play (1915-1941), rivalisent pendant des décennies auprès d’un public avide de partager la vie des stars de l’écran. Les lecteurs sont régulièrement invités à participer activement à la vie de la revue : courrier des lecteurs, rubrique questions-réponses, votes pour le film et/ou la star de l’année. On les encourage à devenir acteurs mais aussi à écrire pour le cinéma (concours de scénario, de photogénie, publicité pour des méthodes d’écriture…). (voir photos 1 à 2)

Ces publications ont joué un rôle majeur dans l’émergence du star system. Grâce aux articles et photos, Mabel Normand, Edna Purviance, Pearl White, Mae Murray et surtout Mary Pickford ne sont plus des visages anonymes. La vente des magazines augmente considérablement : selon les chiffres donnés par David Bordwell(1), les tirages vont doubler entre l’année 1918 et l’année 1919. Le lectorat devient peu à peu majoritairement féminin, comme en témoignent les publicités, nombreuses, pour des produits de beauté. Les plus grandes stars prêtent leur image et leur notoriété à des marques de maquillage, de shampooing… (voir photos n°3 à 6)

James Stuart Blackton (1875-1941), fondateur de la Vitagraph, et considéré comme le père de l’animation américaine, lance à New York Motion Picture magazine, en collaboration avec l’éditeur Eugene Brewster. De 1911 à 1914, la revue s’appelle Motion picture story magazine. Y figurent chaque mois plusieurs « films racontés », illustrés des photos du film. Puis le terme « story » disparaît, et le nombre de films racontés diminue au profit d’articles sur l’intimité des acteurs. Adele Whitely Fletcher, rédactrice en chef, Gladys Hall, Willis Goldbeck, Tamar Lane, Helen Carlisle et Harry Carr, correspondant à Hollywood, constituent l’équipe éditoriale. Une série de très beaux portraits illustre chaque numéro. (voir photos n°7 à 10)

Une autre constante dès la fin des années dix : la luxueuse couverture, peinte en couleur d’après photo par des artistes connus tels que Alberto Vargas, Leo Sielke Jr., Marland Stone.(voir photos n°11 à 15)  Des photos couleurs viendront peu à peu remplacer ces peintures à la fin des années trente. L’illustration des pages intérieures, omniprésente et très sophistiquée, prend diverses formes : dessins, caricatures, bandes-dessinées… (voir photos n°16 à 17)

Profitant de l’engouement de ses lecteurs pour ce type de publication, Brewster lance un autre mensuel sur le même modèle, Motion Picture Classic. (voir photos n°18 à 19)

Photoplay, basée à Chicago, surnommée « The Bible of Hollywood », aura une influence notable sur les studios. Tout comme sa grande rivale, MPM, née quelques mois plus tôt, sa longévité sera exceptionnelle. Elle adopte elle aussi le portrait peint en couverture (notamment signé par Earl Christy et Charles Sheldon), dont on ne voit pas l’équivalent en France à la même époque, et qui caractérisera le « fan magazine » américain des années vingt et trente. James R. Quirk, rédacteur en chef dès 1915, nomme comme correspondante à Hollywood la journaliste et scénariste Adela Rogers St. John, déjà bien introduite auprès des professionnels du cinéma. Sur le terrain des potins s’affrontent les redoutables Hedda Hopper et Louella Parsons, tandis que Sylvia of Hollywood prodigue aux lectrices ses secrets de beauté et de santé. (voir photos n°20 à 26)

A partir de 1920, les lecteurs de Photoplay récompensent le meilleur film de l’année, par l’un des tous premiers prix cinématographiques de l’histoire, « The Photoplay Medal of honor », qui inspirera les Academy Awards, fondés peu après.

Picture Play magazine est éditée à New York par les éditions Street and Smith, spécialisées dans la littérature de gare et les magazines à sensation. La revue décline la même recette que ses prestigieuses aînées : qualité artistique des couvertures, grâce au talent de son illustrateur vedette, Modest Stein, nombreuses photos et articles sur les stars du cinéma à l’écran et à la ville. (voir photos n°27 à 28)

(1) The classic Hollywood cinema : film style and mode of production to 1960 / David Bordwell, Google books, 1985, p.99

D’après cette source, entre autres, les tirages sont les suivants :

   1918  1919
Photoplay  204 434  400 000
Motion picture magazine  248 845  400 000
Motion Picture Classic  140 000  275 000

Toutes ces revues sont désormais consultables à  l’Espace Chercheurs.

Palmarès magazine : écrans noirs sur tapis rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle revue de cinéma, qui nous propose de "Suivre le tapis rouge, de plonger au cœur du cinéma, de vibrer au rythme des festivals". Palmarès magazine choisit de nous faire découvrir les films "à la source", au moment où ils sont présentés au public pour la première fois au cours des festivals.

L'équipe éditoriale, dirigée par Stéphane Simon décline cette formule sous deux angles : 

• Une revue trimestrielle classique (100 pages, couleurs, sans publicité), avec un numéro sur Berlin en mars-avril, un sur Cannes en juin, un sur Venise en octobre, et un numéro bilan en fin d’année qui revient sur tous les évènements festivaliers de l’année en détail avec un calendrier de l’année suivante.

Le léger décalage de la publication par rapport aux festivals permet un certain recul, une analyse des tendances plus réfléchie.

• Un site internet, plus réactif, qui nous fait participer au quotidien aux évènements festivaliers, un peu comme si on y était.

Beaucoup de revues de cinéma intègrent des comptes-rendus de festivals dans des rubriques régulières, mais Palmarès Magazine est la première à consacrer la totalité de ses pages aux festivals. On y trouve les sélections officielles, des fiches techniques, des entretiens, des focus sur des réalisateurs  peu ou pas connus, et bien sûr les palmarès. Le contenu est varié, éclectique. Trois numéros parus déjà, nous attendons le numéro sur La Berlinale avec impatience.

Collection consultable en libre accès à l’Espace Périodiques (cote : FRA PAL)

 

Monografieën over Filmkunst (1931-1933)

Revue éditée par C.J. Graadt van Roggen, à Rotterdam.

Cette série de dix monographies consacrées aux trente premières années du cinéma est remarquable tant par son contenu éditorial que par la beauté de ses couvertures signées de l’artiste hollandais Piet Zwart.

En effet, les rédacteurs, différents pour chaque volume, sont des critiques, des écrivains ou des essayistes influents sur la scène culturelle néerlandaise. Par exemple, Menno ter Braak, qui signe le n°8 sur le film absolu, fonde avec Joris Ivens et Henrik Scholte la « Filmliga » qui a pour but de promouvoir le film d’avant-garde. Il est également le fondateur du magazine culturel « Forum » qui joua un rôle très important auprès de toute une génération (« la génération Forum »).

Les couvertures illustrées demeurent cependant l’attrait principal de la revue.

Piet Zwart (1885-1972) est déjà un artiste reconnu en 1931, prolifique dans des domaines aussi différents que l’architecture, le design industriel, la photographie, la publicité ou encore le design de mobilier. Il se qualifie de « typotekt », combinaison de typographe et d’architecte. Les matériaux utilisés par l’architecte sont la pierre, le métal ou le bois, ceux du typographe sont les caractères, et leur disposition dans la page.

Il est proche des mouvements artistiques d’avant-garde, qui après la première guerre mondiale, font table rase du passé pour reconstruire autre chose : dadaïsme, futurisme, De Stijl, Bauhaus, constructivisme. L’influence de l’artiste russe Lissitzky est d’ailleurs manifeste dans l’œuvre de Piet Zwart à partir de 1924.

Le graphiste néerlandais a composé ici un ensemble très cohérent, plein de vitalité, alliant photomontage et typographie. L’unité est créée grâce à la dominance du bleu et du rouge, à l’alternance des titrages en diagonale et à l’horizontale.

La Cinémathèque française vient d’acquérir cette série complète.

Consultable sur demande à l’Espace Chercheurs.

L’Avant-scène cinéma reparaît

Depuis l’arrêt de sa parution en 2008, rien n’avait pu remplacer L’Avant-scène cinéma, revue unique en son genre, qui offrait un précieux outil aux étudiants, chercheurs, amateurs, en publiant chaque mois le découpage intégral d’un film, d’après la version d’exploitation visionnée sur table de montage, et fidèlement retranscrite par écrit (dialogues in extenso, descriptif technique plan par plan et nombreux photogrammes en illustration). Rien ne pouvait la replacer…à part la revue elle-même, qui aujourd’hui renaît de ses cendres.

Œuvre d’une nouvelle société éditrice, créée à l’initiative des anciens salariés – dont Yves Alion, rédacteur en chef – Avant-scène cinéma fait paraître en septembre 2010, avec « Tous les matins du monde » d’Alain Corneau, son 575ème numéro, bientôt cinquante ans après le premier, et peut ainsi se targuer d’une longévité enviable et plutôt rare pour une revue de cinéma. La nouvelle mouture, qui compte bien maintenir le rythme de dix numéros par an, est composée de trois parties distinctes, comme l’étaient déjà les numéros les plus récents :

  • un dossier le plus fourni possible autour d’un film : analyses, thème(s) abordé(s), entretiens, revue de presse, filmographies,…
  • le découpage complet, illustré de vidéogrammes, maintenant en couleur. Les dialogues sont en rouge, et se détachent ainsi de la description des plans (voir illustration jointe). Pour les films étrangers, il est prévu de compléter la version française par une version originale, d’une couleur différente.
  • une partie consacrée à l’actualité, plus étoffée que par le passé : sorties en salle (avec mise en avant d’un film du mois), en DVD, comptes-rendus de festivals, etc.

En ce qui concerne le choix des films étudiés, la revue poursuivra également une politique d’équilibre entre films récents et classiques du cinéma, films français et films étrangers, malgré certaines difficultés d’obtention des droits attachés au film, surtout pour les films américains. En général, les cinéastes et producteurs des films français donnent volontiers leur accord aux projets d’édition de la revue, en sont parfois même les initiateurs. Il peut arriver également que l’Avant-scène saisisse une opportunité, par exemple l’inscription de « Tous les matins du monde » au programme du Bac cette année.

A paraître :

  • en octobre 2010, « The Ghost writer » de Roman Polanski, en version bilingue.
  • en novembre 2010, simultanément à sa sortie en salle, « Potiche » de François Ozon.

Un site internet vient d’être créé et promet de se développer (http://avant-scene-cinema.fr/), avec une couverture de l’actualité encore plus large, et, à venir, un index de l’ensemble des numéros de l’Avant-scène cinéma.

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