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Visa de censure

Visa de censure

Pierre Clémenti
France / 1967 / 43 min

Avec Barbara Girard, Pierre Clémenti, Etienne O'Leary.

« Rencontres de l'image et des pulsions psychédéliques colorées de cette époque acidulée... Désir de retrouver le chant des origines, images qui s'inscrivent jusqu'à nous comme un double et qui nous font signe. » Pierre Clémenti


Numérisé en 2K, à l'Institut audiovisuel de Monaco, à partir de l'internégatif 16 mm et du négatif son par Balthazar Clémenti, l'Institut audiovisuel de Monaco, La Cinémathèque française, en collaboration avec le Centre Pompidou.


Le premier titre de Visa de censure n° X fut Psychedelic. Pierre Clémenti y accole trois courts métrages : Ponpoint, Cartes de vœux et Visa de censure. Projeté pour la première fois à la galerie Givaudan à partir du 7 mars 1968, il fut montré, dans des états de montage divers, d’abord accompagné par la musique de Jean-Pierre Kalfon ou Les Jeunes Rebelles (Frédéric Pardo & Didier Léon). Le montage « définitif » du film se fixe en 1975-76, avec une musique de Delired Cameleon Music. En 1999, Pierre Clémenti présente ainsi son film : « Visa de censure. Rencontre de l’image et des pulsions psychédéliques colorées de cette époque acidulée… Désir de retrouver le chant des origines, images qui s’inscrivent jusqu’à nous comme un double et qui nous font signe. » Visa de censure n° X offre tout à la fois une invention compositionnelle radicale (deux films en un), un Journal visuel (spectacles de Johnny Halliday, du Living, vie quotidienne…), une déclaration d’amour intime à son épouse, Margareth Clémenti, une déclaration d’amour universel au monde, une représentation de la vie comme perpétuel déluge de sensations. Avec délice, à la manière d’une grande Arche de celluloïd, le film accueille toute chose (la ville, les êtres humains, les lapins, les lumières, les idées, les images, etc.) pour élaborer son propre paradis terrestre. Ce « Paradise Now », emprunté au Living Theatre qui depuis 1967 tourne en France, que Pierre Clémenti et ses amis libertaires voient poindre à la faveur des révoltes de Mai 68. Comme les Surréalistes en leur temps, comme au même moment Philippe Garrel avec son Actua I, Gérard Fromanger & Jean-Luc Godard avec leur Film-Tract n° 1968, Pierre Clémenti se porte au service de la révolution avec La Révolution n’est qu’un début – ils sont les trois frégates qui accompagnent la flottille des Ciné-Tracts créée sous l’égide de Chris Marker.

Nicole Brenez

Séances

Séances à venir

Vendredi 15 mars 2019, 22h00 - Cinéma Reflet Médicis Hors les murs → 23h05 (65 min)
Séance présentée par Balthazar Clémenti
Ajouter 2019-03-15 22:00:00 2019-03-15 23:05:00 Europe/Paris La Révolution, ce n'est qu'un début, continuons le combat / Visa de censure La Révolution, ce n'est qu'un début, continuons le combat Visa de censure Salle Cinéma Reflet Médicis - La cinémathèque française - 51 Rue de Bercy, 75012 Paris La cinémathèque française contact@cinematheque.fr