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Le dernier « accident » hollywoodien

Né en 1942, scénariste, producteur (notamment des trois premiers Alien), réalisateur, Walter Hill se définit lui-même comme le dernier « accident » hollywoodien. Sans aucune formation cinématographique, ce jeune étudiant californien tente d’abord sa chance dans l’armée, puis s’intéresse à l’écriture et au cinéma. C’est sous le double parrainage de Sam Peckinpah (qui filme en 1972 son adaptation du Lien conjugal de Jim Thompson, Guet-apens, avec Steve McQueen) et de Charles Bronson (qui interprète le rôle principal de son premier – et meilleur ? – film, Le Bagarreur), que Walter Hill fait une entrée remarquée à Hollywood.

Driver, Le Gang des frères James, Les Guerriers de la nuit, Sans retour, sont autant de relectures du cinéma classique américain mis au goût du jour (pessimisme et ironie) et de la mode (la bande dessinée, l’esthétique encore balbutiantes des clips et des jeux vidéo). Hill appartient à une période charnière et particulièrement ingrate de la production : les wonder boys des années soixante-dix ont perdu un pouvoir artistique brièvement arraché aux studios, mais il reste encore une petite marge de liberté pour que des individualistes comme Walter Hill puissent tourner quelques films à leur guise. Plus pour longtemps.

La seconde moitié de la carrière de Hill subira les conséquences des échecs commerciaux de ses films les plus personnels (Driver, S*ans retour*), avec cependant des sursauts d’ambition où l’on retrouve l’archaïsme anarchisant de ses débuts (Les Pilleurs, Un seul deviendra invincible). Walter Hill est conscient de s’inscrire dans l’histoire d’un cinéma américain de plus en plus obsolète et désuet. Même ses titres pyrotechniques comme Les Guerriers de la nuit et Extrême préjudice, variations autour des séries B de violence urbaine ou des westerns de Sam Peckinpah, frappent avant tout par leur fausse sophistication, leur énergie rudimentaire, un comportementalisme frustre hostile à la psychologie.

Dans une filmographie inégale mais sympathique, on retiendra surtout Driver, exercice de style autour des figures archétypales du Film Noir, tenté par l’abstraction sous l’influence de Jean-Pierre Melville et du cinéma japonais. Et Sans retour, réflexion sur la barbarie et la paranoïa dans laquelle Walter Hill explore d’inconfortables zones d’ombre, y compris celles de son propre cinéma : le conflit entre le vérisme et l’onirisme, marqué par l’utilisation du ralenti, une certaine fascination pour la violence ».

Olivier Père

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