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Pola Negri

Pola Negri est née en Pologne en janvier 1897, d’une mère issue de la royauté polonaise appauvrie et d’un père aux ancêtres slovaques. Après avoir acquis une solide formation de ballerine au Ballet Impérial de Varsovie, interprétant de nombreux rôles du répertoire, elle dut mettre fin prématurément à sa carrière, après des accès de tuberculose. Elle décide alors de passer des auditions au Théâtre Impérial voisin comme actrice. Les principaux théâtres de Varsovie cherchent alors à l’engager. Très vite, Pola Negri connaît le succès sur scène.

L’entrepreneur-producteur Alexander Hertz lui fit signer un contrat avec sa société, la Sphinx Film. Pola tournait ainsi des films dans la journée et jouait au théâtre le soir. Son premier film fut Niewolnica Zmyslów/Esclave de ses sens (1914), premier film de fiction réalisé en Pologne. Le succès de Pola attira l’attention de Max Reinhardt qui la fit venir à Berlin où elle fut engagée par le studio UFA. Parmi ses premiers films, Der Gelbe Schein (1917), remake allemand d’un court métrage polonais décrivant la vie sordide des Juifs en Russie, Wenn das Herz in Haß erglüht (1917), très récemment retrouvé en Italie et Comtesse Doddy (1918).

C’est dans la production théâtrale allemande de Max Reinhardt, Sumurun, que Pola rencontra Ernst Lubitsch, qui travaillait comme réalisateur de courts métrages à la UFA. Lubitsch parvint à convaincre la UFA d’en faire une adaptation cinématographique en costumes, avec Pola Negri en vedette. Sumurun fut un immense succès, si bien que leur collaboration se poursuivit sur différents films, culminant avec la production de La Dubarry (1919), succès mondial qui fit de Lubitsch et de Negri des stars internationales. Ce succès suscita une forte demande pour les films allemands, à tel point qu’au début des années vingt, Berlin allait supplanter Hollywood comme capitale mondiale du cinéma.

Pola à Hollywood

Hollywood réagit en proposant aux cinéastes européens de travailler dans ses studios. Lubitsch fut appelé en 1921, quand Mary Pickford décida qu’elle voulait apparaître dans son propre film en costumes, réalisé dans un style européen. Ce sera Rosita en 1923. L’intérêt des studios d’Hollywood se traduisit par une surenchère pour s’adjoindre les services de Pola. Paramount fut le plus offrant. Son premier film pour ce studio fut Bella Donna (1923), l’un des seuls films où l’actrice joue une véritable « vamp ». La première grande production que Paramount mit en scène avec Pola en vedette fut The Spanish Dancer (1923), adaptation de la pièce de Victor Hugo Don César de Bazan.

Avec le temps, le jeu raffiné de Pola finit par lasser une partie du public américain. Les scénaristes en profitèrent pour lui écrire des rôles plus proches des aspirations du public, avec des effets comiques et dramatiques moins sophistiqués. A Woman of the World (1925) oppose d’un côté la vie luxueuse de Pola sur la Côte d’Azur, et de l’autre la réalité d’une petite ville de l’Amérique rurale. Quand Pola ne travaillait pas sur un nouveau film pour Paramount, elle défrayait l’actualité par ses relations amoureuses avec Charles Chaplin, Rod La Roque et Rudolph Valentino.

Retour en Europe

Pola attendait un enfant quand son contrat avec Paramount arriva à échéance en 1928. Elle décida de ne pas le renouveler, et de déménager en France pour s’occuper de sa famille. Quelques mois plus tard, elle fit une fausse couche et sombra dans une profonde dépression. La mère de Pola l’encouragea alors à retourner devant les caméras. Elle accepta l’offre de la Gaumont British Film pour figurer dans The Woman He Scorned (1929), tourné en Angleterre par le réalisateur allemand Paul Czinner. The Woman He Scorned fut le dernier film muet de Pola et est un exemple remarquable du savoir-faire allemand de cette époque.

Après le succès de The Woman He Scorned, les réalisateurs français Tony Lekain et Gaston Ravel envisagèrent un rôle pour Pola dans Le Collier de la Reine (1929), le premier film sonore français, mais le mari de Pola refusa qu’elle apparaisse en partie dénudée dans ce film. Les mêmes réalisateurs la contactèrent de nouveau quelques années plus tard pour jouer dans le film produit par Pathé, Fanatisme (1934). Pola, qui venait de divorcer, accepta l’offre, et ce drame historique fut son seul film français.

Le grand succès international suivant fut le film allemand Mazurka (1935), réalisé par Willie Forst. Ce film permit à Pola de signer un contrat avec son ancien studio, la UFA. Elle apparut dans cinq autres films produits par UFA, dont Moskau-Shanghai (1936) et Tango Notturno (1937). Pola continuait de vivre en France en même temps qu’elle tournait en Allemagne, jusqu’à ce qu’elle finisse par rejoindre Hollywood, parmi les milliers d’Européens qui émigrèrent par bateau pour les Etats-Unis via Lisbonne, fuyant le régime nazi. De retour à Hollywood, Pola apparut dans la comédie Hi Diddle Diddle (1943), avant de prendre définitivement sa retraite d’actrice. Elle passa le restant de sa vie à San Antonio, Texas, sortant seulement une fois de sa retraite pour jouer dans un film produit par Walt Disney en 1963, The Moon-Spinners. Elle mourut en août 1987 à l’âge de 90 ans.

Cyrille Langendorff et David Gasten

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