En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Parlons cinéma

La Cinémathèque invite une personnalité à programmer quelques séances pour parler des « films de sa vie ». À chaque séance, projection d’un film, suivie d’une prise de parole et d’un dialogue avec les spectateurs.

Un rendez-vous régulier, une programmation spécifique, pour découvrir ou revoir autrement des images que l’on croyait connaître, pour écouter chaque fois une parole singulière et échanger des idées. À chaque séance, la projection du film est suivie d’une prise de parole et d’un dialogue avec les spectateurs.

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Parlons cinéma avec Stéphane Bouquet

De la matière. Quelqu'un a dû écrire : « Il n'y a que la matière, il n'y a que la matière ! » Et si quelqu'un ne l'a pas écrit, quelqu'un aurait dû l'écrire. De fait, il n'y a que les molécules de notre corps qui se promènent parmi les molécules des choses. Les quatre films qui forment ce cycle illustrent, chacun à sa façon, la manière dont il faut faire l'épreuve de la matière pour accéder à une vie non pas plus haute mais plus pleine, plus concrète, plus ambitieuse d'une certaine façon. Plus réjouissante en tout cas. Chacun de ces films envisage, et donc filme, le monde – le monde réel, le monde qui est là, sous nos yeux et parfois sous nos mains. Matérialisme (très) vaguement marxiste d'Eisenstein, blocs de corps-voix posés dans le paysage des Straub, natures mortes et silencieuses de Paradjanov ou escalade et épreuve du souffle et du corps chez Rossellini : à chaque fois, il s'agit d'intensifier notre présence aux choses pour, peut-être (c'est une hypothèse), intensifier notre présence à nous-mêmes. — Stéphane Bouquet


Stéphane Bouquet a publié plusieurs livres de poésie chez Champ Vallon (le dernier en date, Vie commune, 2016). Il a proposé une traduction de divers poètes américains dont Paul Blackburn et James Schuyler. Son tout dernier livre paraît en avril 2018 : La Cité de paroles, méditations sur la poésie dans la collection « En lisant en écrivant » de José Corti. Il est par ailleurs coscénariste après avoir été critique aux Cahiers du cinéma. Il a publié des études sur Clint Eastwood, Gus Van Sant, Eisenstein et Pasolini.

Parlons cinéma avec Bertrand Mandico

Montrer...
Montrer quatre films (et demi) pour éviter d'en montrer 217...
Montrer un anglais, deux français, un japonais et un italien, pour faire le tour d'un monde.
Montrer un peu et penser aux autres, les absents, les fantômes qui grattent derrière l'écran. Tous ceux qui nous reprochent du fond de l'inconscient une mémoire trop sélective. Tous les « pourquoi pas nous », les « tu nous as tant aimés », les « pourtant tu nous adores », les « tu nous préfères dans le fond »...
Montrer quatre cinéastes morts et un seul vivant, pour dire que le cadavre du cinéma respire encore.
Montrer des films ésotériques, formels, des rêveries singulières et laisser le réel au vestiaire de la trivialité.
Montrer l'invraisemblable dans tous ces états et faire entendre les sons de l'ivresse et de la transe.
Montrer l'évidence.
Montrer des films qui possèdent tous le même secret (derrière la porte), la même ombre profonde par laquelle on fait passer l'aiguille de l'incohérence, afin de les lier le temps d'un programme.
Montrer quatre films (et demi) qui partagent une même fascination pour la lune (pleine), la nuit (étoilée), le crépuscule (violet), l'aube (dorée).
Montrer sans démontrer, juste montrer.


Bertrand Mandico est cinéaste de courts métrages (une vingtaine à ce jour), de trois moyens métrages (Boro in the Box, 2011 ; Notre-Dame des hormones, 2015 ; Ultra Pulpe, 2018). Son premier long métrage, Les Garçons sauvages, a obtenu le Prix Louis-Delluc en 2018. Des univers luxuriants, une atmosphère vénéneuse et sensuelle, des rêves éveillés d'hybridation des arts entre eux, des formes et des genres. Une utopie artistique qui trouve son lieu dans les films mêmes, les siens et ceux d'autres réalisateurs qui composent son histoire du cinéma.

Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
25 février 2019
26 février 2019
27 février 2019
28 février 2019
1 mars 2019
2 mars 2019
3 mars 2019
4 mars 2019
5 mars 2019
6 mars 2019
7 mars 2019
8 mars 2019
9 mars 2019
10 mars 2019
11 mars 2019
12 mars 2019
13 mars 2019
14 mars 2019
15 mars 2019
16 mars 2019
17 mars 2019
18 mars 2019
19 mars 2019
20 mars 2019
21 mars 2019
22 mars 2019
23 mars 2019
24 mars 2019
25 mars 2019
26 mars 2019
27 mars 2019
28 mars 2019
29 mars 2019
30 mars 2019
31 mars 2019
1 avril 2019
2 avril 2019
3 avril 2019
4 avril 2019
5 avril 2019
6 avril 2019
7 avril 2019
8 avril 2019
9 avril 2019
10 avril 2019
11 avril 2019
12 avril 2019
13 avril 2019
14 avril 2019
15 avril 2019
16 avril 2019
17 avril 2019
18 avril 2019
19 avril 2019
20 avril 2019
21 avril 2019
22 avril 2019
23 avril 2019
24 avril 2019
26 avril 2019
27 avril 2019
28 avril 2019
29 avril 2019
30 avril 2019
1 mai 2019
2 mai 2019
3 mai 2019
4 mai 2019
5 mai 2019
6 mai 2019
7 mai 2019
8 mai 2019
10 mai 2019
11 mai 2019
12 mai 2019
13 mai 2019
14 mai 2019
15 mai 2019
17 mai 2019
18 mai 2019
19 mai 2019
20 mai 2019
21 mai 2019
22 mai 2019

Partenaires et remerciements

L'Agence du Court Métrage, Carlotta Films.

En partenariat presse avec

Transfuge