En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Parlons cinéma

La Cinémathèque invite une personnalité à programmer quelques séances pour parler des « films de sa vie ». À chaque séance, projection d’un film, suivie d’une prise de parole et d’un dialogue avec les spectateurs.

Un rendez-vous régulier, une programmation spécifique, pour découvrir ou revoir autrement des images que l’on croyait connaître, pour écouter chaque fois une parole singulière et échanger des idées. À chaque séance, la projection du film est suivie d’une prise de parole et d’un dialogue avec les spectateurs.

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Parlons cinéma avec Grégory Schneider

Cinéma, mon beau souci
Pour autant que je puisse dire quelque chose de mon rapport au cinéma, aussi loin que je me souvienne, deux choses m'ont toujours posé problème : sa nature totalitaire, en rapport avec la prise d'otage (vous et moi) induite par les conditions dans lesquelles on voit les films (la salle), et le fétichisme de l'objet « film ». Il y a un moyen, et pas deux, de combattre son caractère dictatorial : se lever et sortir, quitte à re-rentrer. Je crois qu'il ne faut pas se priver. D'autant que cette réappropriation par le spectateur (je pars/je reste) combat le fétichisme : un film n'est pas d'emblée un objet respectable, ça dépend de ce qu'il raconte et représente, c'est-à-dire de sa « zone de voyance », comme le dit le critique rock et musicien Julian Cope. Centrés autour de la notion d'héroïsme, les quatre films que j'ai choisis m'ont tous pris par surprise : j'aurais pu tout aussi bien les respirer au détour d'une rue en allant faire les courses et je crois que ce côté hasardeux, accidentel, est quelque part dans la matière même des images de ces films, c'est-à-dire dans la mise en scène, comme si le média cinéma restituait et augmentait un espace de liberté alors que l'objet « cinéma », en soi, avait pris l'habitude de m'en enlever. Pour cette raison, avoir le pouvoir de les faire partager via cette programmation est un très, très grand privilège.


Chef du service des Sports à Libération, Grégory Schneider écrit sur le sport et le football – Michel Platini dit toujours « football », jamais « foot » – jusque dans la Nouvelle Revue Française, ce qui lui a donné l'impression de recevoir une sorte de Palme académique en plus de faire plaisir à ses parents. Un bref moment, entre 1998 et 2003, il s'exerça à la critique de cinéma dans la revue Repérages, ce qui lui donna l'occasion de se frotter à Nicholas Ray (le plus souvent possible), Monte Hellman, les effets spéciaux dans le Titanic de James Cameron ou encore David Fincher. Son diplôme d'ingénieur en économie de l'Environnement ne lui ayant pas permis de trouver un travail, la critique de cinéma l'initia au journalisme, ce qui l'autorise aujourd'hui, outre Libération, à intervenir chaque semaine sur l'antenne d'Europe 1 ou la chaîne sportive L'Équipe.

Partenaires et remerciements

L'Agence du Court Métrage, Carlotta Films.

En partenariat presse avec

Transfuge