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Cinéma d'avant-garde

Les séances d'avant-garde de la Cinémathèque française ont pour vocation de montrer aux cinéphiles les classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, en provenance de toutes époques, tous territoires, tous champs formels.

Un vendredi par mois, la programmation permet ainsi de repenser les corpus et le patrimoine filmiques grâce à l'exploration des territoires encore négligés du cinéma expérimental, du cinéma engagé ou du cinéma scientifique, afin d'en améliorer la connaissance, la fortune critique et la sauvegarde.

Ce rendez-vous mensuel est enfin l'occasion de déceler parmi les initiatives filmiques celles qui témoignent d'une force de proposition expérimentale. Quelles formes d'organisation pratiques et formelles, quelles entreprises authentiquement critiques témoignent d'une réflexion libre, irréductible, non déterminée, que ce soit par l'appareil industriel, les consignes technologiques ou les commandes sociales ?

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

L'animal nous libère

« Lire l'histoire du monde non plus à travers le seul anthropocentrisme mais du point de vue animal, c'est rendre visible une autre histoire du corps. Corps multiplié, violé, confiné, meurtri, supplicié, broyé, jeté, gavé, anonymisé, incorporé, sacrifié : le cinéma, art du visible et du sensible, porte la cicatrice vive de ces meurtrissures. Repenser l'Histoire en y incluant les animaux, c'est donc aussi permettre l'émergence d'une autre histoire du cinéma : celle d'un art de la vie où le sang animal, versé par la main de l'homme, trace les motifs de sa domination, en même temps qu'il rappelle sa parenté avec le nôtre. Alors qu'il saigne luimême, Le Boucher (1970) de Claude Chabrol, incarné par Jean Yanne, l'avoue : «  Tous les sangs ont la même odeur, ceux des animaux et ceux des hommes. Y en a qui sont plus rouges que d'autres. Mais tous ont exactement la même odeur  ».  »
Ainsi s'élance le bel essai de Jonathan Palumbo, Après la nuit animale (Marest Éditeur, 2018), parcours critique de la zoologie filmique depuis le bestiaire expérimental d'Étienne-Jules Marey jusqu'aux expérimentations techniques de Lucien Castaing-Taylor & Verena Paravel, en passant par les alertes pionnières de Georges Franju ou les monstres de bestialité de Tobe Hopper. Mais en quoi peut consister l'«  après  », l'après des instrumentations, des réifications, des fantasmatiques diffamantes ou apologétiques ? Avec pour tournant la plateforme politique élaborée par The Animals' Film (Myriam Alaux & Victor Schonfeld, 1981) et pour filigrane permanent les images activistes tournées et diffusées par L214, l'hypothèse, que grâce à Jonathan Palumbo nous voyons poindre dans les images contemporaines, est celle d'un cinéma animaliste, où se développent de nouvelles formes descriptives, figuratives, argumentatives, narratives, symboliques, participant à l'advenue d'un monde où règnerait le respect du vivant jusque dans le plus humble de ses états.
Nicole Brenez

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Partenaires et remerciements

Illustrations : ©les auteurs.
Citations : Jonathan Palumbo, Après la nuit animale, Marest Éditeur, 2018.
Nous remercions chaleureusement Jonathan Palumbo, Pierre-Julien Marest,
La Cinémathèque Royale de Belgique, La Fémis, tous les auteurs, distributeurs et archives (ADAV, Cinémathèque de
Bretagne, Sophie Dulac Distribution, Lightcone).