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Cinéma d'avant-garde

Les séances d'avant-garde de la Cinémathèque française ont pour vocation de montrer aux cinéphiles les classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, en provenance de toutes époques, tous territoires, tous champs formels.

Un vendredi par mois, la programmation permet ainsi de repenser les corpus et le patrimoine filmiques grâce à l'exploration des territoires encore négligés du cinéma expérimental, du cinéma engagé ou du cinéma scientifique, afin d'en améliorer la connaissance, la fortune critique et la sauvegarde.

Ce rendez-vous mensuel est enfin l'occasion de déceler parmi les initiatives filmiques celles qui témoignent d'une force de proposition expérimentale. Quelles formes d'organisation pratiques et formelles, quelles entreprises authentiquement critiques témoignent d'une réflexion libre, irréductible, non déterminée, que ce soit par l'appareil industriel, les consignes technologiques ou les commandes sociales ?

Infos pratiques

Tarifs

  • Plein tarif 7 €
  • Tarif réduit 5,50 €
  • Moins de 18 ans 4 €
  • Carte Ciné Famille Adultes 5 €
  • Carte Ciné Famille Enfants 3 €
  • Libre Pass Gratuit

Formules d'abonnement

La Cinémathèque en illimité !
Carte amortie à partir de deux séances par mois.

Invitations et réductions pour toute la famille durant toute une année.

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Nouveau 

6 places de cinéma à utiliser en toute liberté, seul ou accompagné.

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Philippe Grandrieux, chants de nuit

« La beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche »
(« Nuit des Chants, cycle Navahos », in Partition rouge, poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord, traduction Jacques Roubaud et Florence Delay)

Descendre au plus profond des gouffres de la vie, du sommeil, de l'inconscient. Descendre tout droit depuis le centre du volcan, qui est le désir, sans autre équipement que la franchise, le dénuement, la témérité de se confronter au très obscur : les ombres, les monstres, les ténèbres, les mystères, les vertiges. Danser tout au long du chemin. Cheminer jusqu'au magma qui va vous incendier. Jusqu'à la dissolution dans la lumière et le feu. De ce voyage psychique, narré par tant de mythologies, par Dante, par Thomas Hobbes, par Arthur Rimbaud, par Ezra Pound, par Roberto Bolaño, qui a ramené les images ? Matthias Grünewald, le Tintoret, William Blake, Léonor Fini... Philippe Grandrieux. Soit notre musée imaginaire : dans la galerie des Visionnaires, voisinent Squelette arrêtant masques de James Ensor avec l'épilogue de Sombre, les gravures rupestres du Tassili n'Ajjer avec la séquence thermique de La Vie nouvelle, L'Apparition de Gustave Moreau avec les héroïnes de L'Arrière-saison, les Ermites d'Egon Schiele avec les protagonistes du Lac, le Vieillard errant parmi les fantômes de Goya avec l'ouverture de Malgré la nuit, et tous ces animaux, insectes, papillons, fleurs, fœtus embaumés dans les musées de sciences naturelles, avec les mouvements par lesquels les danseuses expérimentales de la trilogie Unrest nous indiquent que depuis les origines, il n'existe aucune frontière entre aucun organisme vivant. 

Nicole Brenez

Partenaires et remerciements

Philippe Grandrieux, Corinne Thévenon-Grandrieux, Catherine Jacques, Annick Lemonnier, Epileptic, tous les distributeurs.