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Cinéma d'avant-garde

Les séances d'avant-garde de la Cinémathèque française ont pour vocation de montrer aux cinéphiles les classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, en provenance de toutes époques, tous territoires, tous champs formels.

Un vendredi par mois, la programmation permet ainsi de repenser les corpus et le patrimoine filmiques grâce à l'exploration des territoires encore négligés du cinéma expérimental, du cinéma engagé ou du cinéma scientifique, afin d'en améliorer la connaissance, la fortune critique et la sauvegarde.

Ce rendez-vous mensuel est enfin l'occasion de déceler parmi les initiatives filmiques celles qui témoignent d'une force de proposition expérimentale. Quelles formes d'organisation pratiques et formelles, quelles entreprises authentiquement critiques témoignent d'une réflexion libre, irréductible, non déterminée, que ce soit par l'appareil industriel, les consignes technologiques ou les commandes sociales ?

Infos pratiques

Tarifs

  • Plein tarif 6,50 €
  • Tarif réduit 5,50 €
  • Moins de 18 ans 4 €
  • Carte Ciné Famille Adultes 5 €
  • Carte Ciné Famille Enfants 3 €
  • Libre Pass Gratuit

Ouverture des ventes en ligne le 23/08 à 12h

Formules d'abonnement

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Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Jean-Jacques Lebel

Un programme conçu par Nicole Brenez et Dominique Païni.

« Je ne vois pas de différence de nature entre le cinéma, la peinture et le happening. Je ne dirais pas « qu'on s'est servi du cinéma » dans le happening. Projeter des films sur la peau nue des participants et des participantes – chose qui est maintenant d'une banalité effrayante, mais ce n'était pas le cas en 1962 –, c'était peindre sur des corps en mouvement, à ceci près qu'au lieu de peindre avec des pinceaux et des couleurs, on peignait avec des films. J'ai beaucoup de mal, encore aujourd'hui, et sans aucune coquetterie, à décider : ça c'est du cinéma, ça c'est de la peinture, ça c'est de la poésie, ça c'est du théâtre, ça c'est du happening.

Dans ces années-là, beaucoup de monde faisait des films. On utilisait des petites caméras portables – avec de petites bobines de deux minutes – et de petits projecteurs 8 ou 16mm, achetés au Marché aux Puces. Nous utilisions cela comme un crayon et du papier. On ne prétendait pas faire œuvre de cinéaste, jamais on n'aurait osé prétendre une chose pareille, ça ne nous venait même pas à l'idée. On explorait le cinéma comme l'un des nombreux langages hypnotiques dont nous disposions, l'un des plus intenses et des plus indispensables à notre vie.

Je passais mon temps à la Cinémathèque et je fréquentais Langlois ainsi que des cinéastes comme Shirley Clarke, Jean Eustache, Jacques Rivette, Barbet Schrœder, Marcel Hanoun, Godard, Kubelka, Taylor Mead et, surtout, Jonas Mekas. À l'époque, je vivais avec Denise de Casabianca qui montait des films, entre autres, de Jacques Rivette. On se connaissait tous. Eux venaient à mes happenings et nous, nous allions voir leurs films. On allait même aux projections de travail. L'influence circulait dans les deux sens : par exemple, le fameux plan du film de Godard Pierrot le Fou où Belmondo a le visage peint en bleu provient directement des happenings, c'est une citation. Nous, nous faisions des citations de leurs films : donc rhizome dans tous les sens. [...]
Le cinéma c'était tous les jours, tout le temps, comme la poésie, comme la peinture. On n'avait pas à passer de l'un à l'autre, ça participait des mêmes fonctionnements rhizomatiques, des mêmes expériences existentielles. »

Jean-Jacques Lebel
Le laboratoire vivant. Happening et cinéma, 2001.

Expérimentations optiques - Les inventeurs d’images

En liaison avec le Colloque « Arts filmiques et expérimentations optiques contemporaines » organisé à l'École Nationale Supérieure Louis-Lumière, ainsi qu'avec le Festival des Cinémas Différents, ce cycle souhaite souligner l'inventivité qui caractérise le travail de l'image chez les directeurs de la photographie contemporains.

Dans l'histoire des cinémas d'avant-garde, longue et riche s'avère la tradition des directeurs de la photographie- réalisateurs qui sont aussi des poètes, des combattants, des créateurs : Slavko Vorkapich, Kôhei Sugiyama, Nestor Almendros, Jacques Loiseleux, Bruno Muel, Jean-Michel Humeau... Cette lignée se voit aujourd'hui brillamment relevée par Éponine Momenceau, Olivier Dury et Fabrice Aragno : tous trois non seulement fabriquent des images pour les films d'autrui, en des partenariats parfois de longue haleine (Fabrice Aragno avec Jean-Luc Godard, Olivier Dury avec Marie-Violaine Brincard) ; mais produisent aussi une œuvre en propre, où s'exprime de façon éclatante leur énergie expérimentale, que celle-ci engage l'invention d'outils, de palettes, de dispositifs ou de modes descriptifs. Ainsi que le formule Fabrice Aragno en 2015 : « Le cinéma n'est pas mort, comme beaucoup le disent. Nous n'en sommes qu'aux débuts. Il y a tant de choses à explorer. Il suffit d'arrêter de suivre une voie toute tracée. »

Nicole Brenez, Bidhan Jacobs, Pascal Martin

Hommage à Cécile Decugis

« Cécile Decugis a eu presque soixante ans d'activité cinématographique, au montage et aussi à la réalisation. Elle a débuté comme stagiaire pour Max Ophuls. Elle a connu le tournage en son optique 35mm. Elle a travaillé à l'époque des collures à la colle, et elle a fait l'expérience du numérique. Toute sa vie, elle a été une militante ardente, logeant à Paris des Algériens luttant contre la répression gaulliste. Elle a fait partie des « porteuses de valises ». Et elle a récolté deux ans de prison à la suite d'une condamnation à cinq ans, dont la sévérité était due à son intransigeance face au Tribunal. Voilà qui a retardé sa carrière, qui était partie en flèche avec À bout de souffle. Elle a collaboré à plusieurs films défendant la cause algérienne et les luttes syndicales en France. En même temps, elle n'avait pas de parti-pris ni d'œillères. Travaillant d'abord avec René Vautier, elle devint même la monteuse favorite d'Eric Rohmer, qui pourtant était politiquement de l'autre bord. Et elle avait d'excellents rapports avec son voisin le critique Michel Delahaye, qu'elle a beaucoup aidé à la fin de sa vie, et qui était un électron libre, tout à fait à l'opposé des mouvements politiques et sociaux issus de Mai 68. Elle passait parfois pour assez dure, assez cassante auprès de certains réalisateurs ou collaborateurs, mais c'était surtout parce qu'elle n'aimait pas le j'm'enfoutisme, la désinvolture, le manque d'assiduité, comportements assez fréquents dans le milieu. Ce qui fait qu'on avait un peu peur d'elle, et qu'on hésitait parfois à l'engager. Mais je dois reconnaître que, sur les trois longs métrages qu'elle a fait avec moi, il n'y a jamais eu le moindre désaccord entre nous. J'étais plutôt flatté par l'indulgence qu'elle avait pour moi et pour mes erreurs. » (Luc Moullet, 1er juillet 2017)

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Partenaires et remerciements

Fabrice Aragno, Jean-Paul Battaggia, Eponine Momenceau, Olivier Dury, l'ENS Louis Lumière, tous les auteurs, ayants-droit et distributeurs. <br>Garance Decugis, Pauline de Bœver, Olivier Hadouchi, Luc Moullet, Raphaël Pillosio, Jackie Raynal, Isabelle Raindre, l'Institut Lumière.