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Cinéma d'avant-garde

Les séances d'avant-garde de la Cinémathèque française ont pour vocation de montrer aux cinéphiles les classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, en provenance de toutes époques, tous territoires, tous champs formels.

Un vendredi par mois, la programmation permet ainsi de repenser les corpus et le patrimoine filmiques grâce à l'exploration des territoires encore négligés du cinéma expérimental, du cinéma engagé ou du cinéma scientifique, afin d'en améliorer la connaissance, la fortune critique et la sauvegarde.

Ce rendez-vous mensuel est enfin l'occasion de déceler parmi les initiatives filmiques celles qui témoignent d'une force de proposition expérimentale. Quelles formes d'organisation pratiques et formelles, quelles entreprises authentiquement critiques témoignent d'une réflexion libre, irréductible, non déterminée, que ce soit par l'appareil industriel, les consignes technologiques ou les commandes sociales ?

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

« Prolétariat irlandais sur la scène de l´histoire »

« L'entrée du prolétariat irlandais sur la scène de l'histoire ne fait que commencer. » Léon Trotsky, 1916

À Valérie Massadian

« Si le traitement cinématographique du conflit en Irlande du Nord a suscité de vaillants films de genre et des drames humanistes tout à fait honnêtes, il existe aussi une lignée moins connue de films indépendants, surtout documentaires, qui ont su approfondir la situation avec des points de vue plus critiques et plus expérimentaux. Ces films ont été principalement réalisés par des non-Irlandais, qui apportaient avec eux les préoccupations formelles et politiques de leurs milieux culturels respectifs, que ce soit l'avant-garde française ou la scène artistique new-yorkaise. Ils offrent un contrepoint aux narrations classiques du conflit ainsi qu'un moyen plus large de voir, comprendre et remettre en question la situation politique en Irlande du Nord. » (Donal Foreman)

De même que la guerre d'Algérie longtemps dut ne pas avouer son nom et par euphémisme se dire « les événements », de même la guerre en Irlande du Nord se dit The Troubles. Un tel baptême colonialiste se voit décliné – dans tous les sens de ce terme – par les points de vue critiques très clairs des cinéastes engagés sur le front irlandais : tantôt sous forme d'enquêtes sur la vision, la perception, l'identification des phénomènes (Pat Murphy, Alan Clarke) ; tantôt sous forme de mise au point, de mise au net factuelle et d'argumentation analytique (Arthur MacCaig, le Berwick Street Film Collective, John Reilly & Stefan Moore) ; tantôt sous forme de réflexion approfondie sur les images et leur rôle dans une histoire intimement collective (Donal Foreman). Mais tous s'accordent sur les causes impérialistes, coloniales et capitalistes des Troubles, que l'antagoniste voudrait réduire à un conflit religieux, et dont la cicatrice aujourd'hui se remet à brûler tandis que l'Europe sous nos yeux part en lambeaux. Ainsi que le formulait Paddy Doherty dans le film consacré à l'Irlande du Nord par Armand Gatti, Nous étions tous des noms d'arbres (1982) : Welcome in our battle of images.

Nicole Brenez

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