En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Cinéma d'avant-garde

Les séances d'avant-garde de la Cinémathèque française ont pour vocation de montrer aux cinéphiles les classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques, en provenance de toutes époques, tous territoires, tous champs formels.

Un vendredi par mois, la programmation permet ainsi de repenser les corpus et le patrimoine filmiques grâce à l'exploration des territoires encore négligés du cinéma expérimental, du cinéma engagé ou du cinéma scientifique, afin d'en améliorer la connaissance, la fortune critique et la sauvegarde.

Ce rendez-vous mensuel est enfin l'occasion de déceler parmi les initiatives filmiques celles qui témoignent d'une force de proposition expérimentale. Quelles formes d'organisation pratiques et formelles, quelles entreprises authentiquement critiques témoignent d'une réflexion libre, irréductible, non déterminée, que ce soit par l'appareil industriel, les consignes technologiques ou les commandes sociales ?

Infos pratiques

Tarifs

  • Plein tarif 6,50 €
  • Tarif réduit 5,50 €
  • Moins de 18 ans 4 €
  • Carte Ciné Famille Adultes 5 €
  • Carte Ciné Famille Enfants 3 €
  • Libre Pass Gratuit

Formules d'abonnement

La Cinémathèque sans compter !
Carte amortie à partir de deux séances par mois

Invitations et réductions pour toute la famille durant toute une année

6 places de cinéma, à utiliser en toute liberté, seul(e) ou accompagné(e)

Durant un an, accès à un ensemble unique de documents et archives sur le cinéma mondial

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Carte blanche à Yann Gonzalez

Dans Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma (1986), Jean-Luc Godard faisait défiler les figurants comme autant de photogrammes, vingt ans plus tard, Yann Gonzalez organise un défilé de baisers dans le séminal By the Kiss (2006), dont nous fêtons les dix ans. L'étreinte et ses modes d'avènement, qu'elle soit charnelle, verbale, télépathique ; qu'elle concerne les règnes du vivant, les corps humains, les affects, les fantasmes, les images, les sources cinéphiliques ; qu'elle s'avère esquissée, frontale, accomplie, dérobée, rêvée, ou peut-être mieux encore, latente, constitue à nos yeux l'ADN du travail de Yann, son grand chantier formel, le génome de sa luxuriante, joyeuse et savante libido imaginandi. On verra ainsi que pour sa Carte blanche, Yann Gonzalez entrelace les films, les styles, les époques, les supports comme peuvent s'enlacer des corps, une orgie optique. Mais dans l'experte cohérence d'un élan toujours tendu vers la radicalité, le méconnu, l'inconnu, le fétiche secret autour duquel organiser une cérémonie d'amour. Merci cher Yann pour ton œuvre si profondément vitale et ce magnifique bouquet géant de celluloïd, de trames et de pixels que tu offres aux spectateurs de La Cinémathèque française.

Nicole Brenez

Marc'O l’inespéré

Un programme conçu par Marc’O, qui sera présent à toutes les séances avec ses invités. Projections de films surprises. Signatures de livres et de films à la librairie de la Cinémathèque française.

« La base de ma vie, c’est l’oracle d’Héraclite d’Ephèse : ‘Si tu n’espères pas, tu ne trouveras pas l’inespéré qui est inexprimable et dans l’impossible’. J’ai mis 40 ans à comprendre que le mot essentiel était ‘l’inespéré’. On ne peut pas cibler le devenir, il faut être la flèche et suivre l’attracteur étrange. » (Marc’O, 13 février 2015)

Pour célébrer dignement les 90 ans de jeunesse de Marc’O, il faudrait bien plus qu’un cycle de films, tant le parcours s’avère inépuisablement riche d’expérimentations. Tout jeune résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’orée des années 1950, Marc-Gilbert Guillaumin commence par produire trois des initiatives majeures du Lettrisme : la revue Le Soulèvement de la jeunesse (1950), le film Traité de bave et d’éternité (Isidore Isou, 1951) et le mythique numéro de Ion (1952) entièrement consacré au cinéma, qui réunit des contributions signées Isou, François Dufrêne, Gabriel Pomerand, Yolande de Luart, Guy Debord ou Gil Wolman. Son premier film, Closed Vision (1954), associe la discrépance lettriste au monologue intérieur joycien, enluminé par une plastique oniroïde et polymorphe ; en 1958, il tourne Voyage au bout d’un rêve, court-métrage pour l’instant introuvable.

À l’American Center qu’il dirige, au Théâtre des Arts, au Théâtre Récamier, Marc’O monte L’ivrogne corrigé, L’Entreprise, puis dès 1963 ses propres textes, Le Printemps, avec déjà Pierre Clémenti et Bulle Ogier, Les Play-Girls et L’anticame (1964), Les Bargasses (1965), qui conduiront l’année suivante au spectacle le plus expérimental et influent de l’année 1966, Les Idoles, dont l’auteur rappelle qu’il pouvait durer toute la nuit. Parallèlement, il devient parolier, écrit des chansons pour Jean-Pierre Kalfon (« My friend, mon ami », 1965), Valérie Lagrange (« Mizzie la pie », 1966), les sept morceaux des Bargasses, les 19 chansons des Idoles. Après le triomphe de cette pièce puis de sa transposition filmique en 1967, Marc’O part en Italie avec Jean-Luc Godard, Daniel Cohn-Bendit, Dominique Issermann, pour tourner ce qui deviendra Vent d’Est. Il quitte le projet pour Reggio Emilia où il monte Guerra e Consumi avec les habitants et déclenche l’occupation du théâtre municipal en octobre 1967, six mois avant l’occupation de l’Odéon. Avec un groupe de militants, il réalise De l’impossibilité de jouer Électre aujourd’hui (1968). Au Maroc, il poursuit ses recherches intensives sur le mouvement et cosigne avec Dominique Issermann le magistral documentaire Tam Aut, trésor d’arts gestuels et de chorégraphies traditionnelles désormais disparus.

De retour à Paris, il reprend la mise en scène, écrit Flash rouge, un opéra rock interprété par Catherine Ringer qui rencontre à cette occasion un jeune guitariste, Fred Chichin. Dans le cadre du Groupe Recherche Image (INA), Marc’O explore les « Nouvelles Images » issues du synthétiseur vidéo, avec pour première manifestation une version filmique de Flash rouge (1978). Interprétés par les Périphériques vous parlent et leur troupe Génération Chaos, à partir de 1992 de nombreux spectacles associent arts de la scène et vidéo, tels Citoyens en France (1996-2013). Neuf décennies d’intense réflexion sur le geste, le mouvement, le soulèvement, le jeu, la liberté, la pulsion de vie.

Nicole Brenez

Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
23 janvier 2017
24 janvier 2017
25 janvier 2017
26 janvier 2017
27 janvier 2017
28 janvier 2017
29 janvier 2017
30 janvier 2017
31 janvier 2017
1 février 2017
2 février 2017
3 février 2017
4 février 2017
5 février 2017
13 février 2017
14 février 2017
15 février 2017
16 février 2017
17 février 2017
18 février 2017
19 février 2017
20 février 2017
21 février 2017
22 février 2017
23 février 2017
24 février 2017
25 février 2017
26 février 2017
27 février 2017
28 février 2017
1 mars 2017
2 mars 2017
3 mars 2017
4 mars 2017
5 mars 2017

Partenaires et remerciements

Pierre-Edouard Dumora, Filmmakers' Cooperative, Alain Garcia, Yann Gonzalez, Image Forum, Richard Kern, Light Cone (Baptiste Degas), Gaël Lépingle, Massacre Video, Suzan Pitt, Swiss Films, Molly Rose Steed, The University of Utah, Phil Wolstenholme