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Regards croisés sur « I, Claudius », film inachevé de Josef von Sternberg

23 septembre 2016

Adapté de Robert Graves et produit par la London Film, I, Claudius est un de ces films maudits, brutalement interrompu après 15 jours de tournage épiques en février 1937. Retour sur l’histoire de ce péplum inachevé de Josef von Sternberg – dont il reste aujourd’hui une quinzaine de minutes – à travers les témoignages du cinéaste, de Michael Korda (neveu du producteur Alexander Korda), John Armstrong (chef costumier), Eileen Corbett (scripte) et des acteurs Merle Oberon, Emlyn Williams et Flora Robson.

Michael Korda : Mon oncle, Alexander Korda était résolu à ne pas diriger lui-même la mise en scène de ce film, car il avait déjà fort à faire pour remplir à plein temps les plateaux sonores du trop vaste studio de Denham. Il se mit à la recherche d’un metteur en scène au talent confirmé. À ce moment précis, le grand Josef von Sternberg, qui avait conduit Marlene Dietrich au vedettariat avec L’Ange bleu et Cœurs brûlés, était soigné pour une maladie à la London Clinic.

Josef von Sternberg : Ce fatal après-midi fut consacré à Alexandre Korda, qui m’avait apporté I, Claudius, de Robert Graves, en me priant de le lire le plus tôt possible, et qui m’informa en même temps qu’il ne pouvait plus diriger l’acteur pour lequel l’ouvrage avait été acheté. Korda, qui devait devenir plus tard, Sir Alexandre, me remit un manuscrit hâtivement rédigé, fondé sur les deux volumes, et me pria de réaliser un film qui aurait pour vedette Mr. Charles Laughton. Quand je lui demandai pourquoi il ne réalisait pas ce film lui-même, il me donna d’horribles détails sur les difficultés qu’il rencontrait en dirigeant Laughton, et entrelarda son récit de flatteries sans nombre sur mon aptitude à diriger le diable en personne.

Porteur d’un sac de raisins noirs et d’une histoire de l’Empire romain, le diable en personne me rendit visite le lendemain matin et m’avoua avec orgueil qu’il était vraiment difficile à diriger ; toutefois, il avait une telle confiance en mes talents qu’il était sûr de pouvoir s’y soumettre, et qu’au surplus, il attendait depuis des années de travailler un jour avec moi.

Michael Korda : Von Sternberg s’était montré d’une très grande gentillesse avec Laughton à plusieurs reprises à Hollywood, et lui avait même une fois sauvé la vie, à l’hôtel Garden of Allah, à Los Angeles. Persuadé, à tort, d’avoir contracté la syphilis, Laughton voulait se suicider. Von Sternberg l’en avait patiemment dissuadé pendant trois jours entiers, obligeant le médecin à vérifier son diagnostic, pour finalement découvrir que le labo avait accidentellement confondu les analyses de Laughton avec celles de quelqu’un d’autre. Accablé à l’idée qu’Alex ne dirige pas lui-même la mise en scène du film, Laughton n’aurait sans doute accepté aucun autre remplaçant que von Sternberg.

                                       Portrait dédicacé de Josef von Sternberg

Merle Oberon : J’étais sous contrat avec Alexander Korda à l’époque. Je n’avais pas fait grand chose, j’étais alors très jeune mais j’avais tout de même quelques succès à mon actif : Henry VIII (A. Korda, 1933), The Scarlet Pimpernel (Harold Young, 1934), The Private Life of Don Juan (A. Korda, 1934) et The Dark Angel avec Sam Goldwyn en Amérique, qui avait été un très grand succès. Et je pense qu’Alexander voulait vraiment faire de moi une très grande star. Alors il acheta les droits de I, Claudius, casta Charles Laughton pour Claudius et Messaline pour moi. Puis Alex décida qu’il engagerait von Sternberg, pour me diriger, car von Sternberg était le cinéaste des femmes. Je suppose qu’il voulait me donner tout ce qu’il pouvait pour me faire briller.

Josef von Sternberg : L’actrice choisie pour incarner Messaline était appelée à devenir Mrs Alexandre Korda – pour quelque temps du moins –, mais à l’époque du tournage, c’était l’adorable Merle Oberon, qui se montra parfaite dans son rôle. La distribution comprenait également Emlyn William et Flora Robson, pour ne citer que ceux-là.

Michael Korda : Alexander Korda avait une raison supplémentaire d’embaucher von Sternberg. Producteur du Chevalier sans armure, il avait accepté de payer à Marlene Dietrich le monumental cachet de 350.000 lui restaient dûs. Miss Dietrich avait alors suggéré de renoncer éventuellement au règlement de cette somme, si Alex trouvait à employer von Sternberg. Soit qu’elle ait eu de la reconnaissance envers ce vieil ami qui avait lancé sa carrière ; soit, plus probablement, parce qu’elle souhaitait se débarrasser de lui. Von Sternberg donna son accord au projet.

Josef von Sternberg : Le sujet m’intéressait, et je ne me proposais pas seulement de faire revivre un empire de l’Antiquité et de décrire l’insolence et le pourrissement de sa civilisation, mais d’en faire le miroir de nos valeurs chancelantes, et d’examiner les racines de l’ambition excessive. Le thème du futur film était hautement dramatique, il devait montrer comment un bégayant infirme était devenu l’Empereur Claude en laissant ses ennemis le prendre pour un idiot ; comment il avait conquis l’Angleterre avec quelques éléphants, comment il avait ordonné la mort de son épouse infidèle, Messaline ; comment enfin il fut déifié par le Sénat romain. Par quels moyens une nullité peut devenir un dieu, pour retomber dans le néant, voilà qui m’attirait.

Je n’avais pas seulement en Alexandre Korda un producteur sympathique, mais un ami qui se tint à mes côtés contre vents et marées. Une seule faute à son actif : il me demanda de commencer le tournage avant que j’y fusse tout à fait prêt. Je me remettais lentement, j’avais à revoir le manuscrit, à m’occuper de centaines d’acteurs et de leurs costumes, d’un vaste personnel ; or, il n’est pas facile de bâtir Rome en un jour.

Maquette de décor au fusain pour I, Claudius par Vincent Korda

Josef von Sternberg : Grâce aux talents de Vincent Korda, peintre éminent, mon ami Charles Laughton allait évoluer dans le cadre le plus magnifique qu’on pût imaginer : une Rome merveilleuse à voir était sortie du carton-pâte et du plâtre, et les meilleurs acteurs d’Angleterre se trouvaient réunis pour faire revivre la splendeur antique. Leurs corps et leurs visages s’équilibraient à la perfection ; on eût dit un groupe de statues taillés dans le marbre par un maître sculpteur. Chaque sénateur était un modèle de grâce et de dignité, et les toges se portaient comme si jamais aucun autre vêtement n’eût recouvert le corps humain. J’étais prêt à écrire le poème visuel de la Rome antique.

Le tournage commença, et ce qui se passa alors est tellement incroyable que si je n’avais pas été là en personne, nul n’eût pu me le faire croire. Un cauchemar à l’état de veille. Laughton abandonna brusquement ses majestueuses attitudes et parut en proie aux affres de l’agonie. Je le fis venir à mon bureau et lui demandai des nouvelles de sa santé. Il se portait le mieux du monde me dit-il, mais n’avait pas encore trouvé la clé de l’énigme que lui posait le personnage de Claude.

Eileen Corbett : Jour après jour, Charles Laughton avait l’habitude d’arriver au studio en disant : « Je n’arrive pas à trouver mon personnage, Jo, je n’arrive pas à le cerner ! »

Michael Korda : Le plus difficile tenait sans doute à ce que Claudius fût bègue, et son bégaiement faisait partie intrinsèque du rôle. Aucun acteur ne trouve facile de simuler une difficulté d’élocution, et pour un homme possédant une diction aussi parfaite que celle de Laughton, bégayer relevait du défi. Vêtu d’une toge, il tournait en rond, s’efforçant de se mettre dans la peau du personnage, mais sans parvenir à le saisir.

Josef von Sternberg : Dès le premier jour, dès la première claudication, Laughton s’appliqua à ne pas boiter du même pied, et parfois même à boiter des deux pieds. Mais ceci n’était rien encore. Je tiens à dire une fois de plus que Laughton était un être supérieurement intelligent, cultivé, collectionneur d’objets d’art, ayant tout lu et tout retenu. Malheureusement, ce n’était pas fait pour faciliter mon travail. Il arrivait au studio à 9 heures, furetait partout, et déclarait qu’il ne pourrait pas jouer son rôle dans ce local, car il s’était préparé à interpréter une séquence pour laquelle aucun studio n’avait été préparé. Chacun prenait une figure de circonstance et cela devient bientôt une routine. Quand il avait finalement consenti à jouer dans un endroit désigné par lui, et que les lumières et les appareils étaient prêts, il stupéfiait tout le monde – excepté moi – en réclamant un autre lieu, où, disait-il, l’endroit serait plus propice à ses émanations. Comme il continuait à nous glisser entre les mains en sortant constamment du champ et ne s’arrêtant que contre un mur, le caméraman se plaignait amèrement de ces sempiternelles promenades. Laughton reconnaissait sa faute, et, dès l’essai suivant, il recommençait.

Eileen Corbett : Laughton eut l’intuition qu’il y arriverait mieux si nous attaquions le tournage avec une autre scène. Nous étions alors la seule équipe de tournage dans les studios de Denham, et nous construisions décors sur décors sur chacun des plateaux, attaquant chaque nouvelle journée de tournage avec une scène différente en espérant que, peut-être, il trouverait enfin son personnage.

Michael Korda : Dans un effort désespéré pour essayer de sortir du film quelque chose d’utilisable, von Sternberg fit construire par Vincent des décors sur tous les plateaux du studio, et les garda éclairés tous en même temps avec une caméra prête à tourner, afin de pouvoir rattraper Laughton à chaque fois qu’il filait sur un autre plateau pour échapper à son metteur en scène.

Photographie de plateau de I, Claudius : Emlyn Williams et Charles Laughton

Eileen Corbett : Un jour, Charles Laughton arriva essoufflé, très excité et dit : « Jo, je tiens mon personnage ! je l’ai trouvé ! Ne réalises-tu pas ? » Il avait un disque de gramophone du discours d’abdication du roi Edouard VIII à la Nation, et les jours suivants, il ne pouvait plus tourner sans avoir écouté le discours dans sa loge.

Josef von Sternberg : Il avait trouvé sa catalyse. Ce disque, qui était devenu un best-seller et déchirait le cœur de tous les Anglais, devait déchirer le mien avant chaque scène où Laughton apparaissait.

Michael Korda : Laughton crut un moment avoir trouvé la solution de la voix de Claudius dans un enregistrement de celle du Prince de Galles. Mais Alex coupa court à toute tentative d’imiter ou de satiriser un membre de la famille royale, ce qui aurait offensé tous ceux auxquels il souhaitait plaire par-dessus tout.

Peut-être aussi Sternberg lui faisait-il peur, car Laughton souffrait de sa propre apparence physique : de son corps lourd, de ses lèvres épaisses et de ses bajoues. Il avait horreur qu’on le trouve ridicule. Or Claudius devait être ridicule. De plus, son homosexualité, qu’il jugeait nécessaire de dissimuler – avec sagesse, eu égard à la morale prédominante – le rendait encore plus sensible. Il vivait dans l’angoisse de dévoiler le moindre signe d’homosexualité. Claudius devait être un idiot bègue, ignorant des femmes, cocu et manquant d’aptitude sexuelle aux yeux de ses épouses comme de sa cour, ce qui mettait Laughton pour le moins mal à l’aise.

Merle Oberon : Charles Laughton a toujours été gentil avec moi. Je le connaissais et le respectais, mais le tournage fut une expérience éprouvante pour lui. Ce qui lui arriva était terrible. Il venait sur le plateau tous les jours pour se faire maquiller, habiller ; mais il ne parvenait pas à trouver son personnage et craquait régulièrement. Plusieurs fois, il vint dans ma loge où l’on me maquillait, et alors que je me préparais à aller sur le plateau, il posait sa tête sur mes genoux et pleurait.

Michael Korda : Josef von Sternberg était quasiment aussi affolé que Laughton. Sa carrière était dans une impasse. Sa liaison avec Marlene Dietrich touchait à sa fin. Seul un succès commercial retentissant pouvait le sauver. Eût-il été capable de l’avouer à Laughton en lui demandant son aide, tout aurait pu être différent ; car Laughton devait beaucoup à von Sternberg, et se montrait toujours chaleureux et courageux pour aider les autres. Au lieu de cela, von Sternberg le dédaigna. Sans doute espérait-il l’amener ainsi à maîtriser son rôle et pensait-il que la compassion aurait été une erreur. Le résultat fut désastreux. Non seulement Laughton ne recevait aucune aide ni inspiration de la part de son metteur en scène, mais il en vint à se sentir accablé de son mépris, à penser que ses difficultés à « trouver » Claudius lui paraissaient un signe de faiblesse et que, fondamentalement, von Sternberg le traitait comme « une tapette ». Laughton ayant fait confidence de son homosexualité à von Sternberg au cours de ses angoisses médicales au Garden of Allah, il se sentait totalement à sa merci. Le mépris grandissant de von Sternberg le rendait de plus en plus nerveux, et les autres comédiens voyaient avec horreur le film tourner au fiasco.

Photographie de tournage de I, Claudius : Josef Sternberg à la caméra

Josef von Sternberg : Tout bien pesé, le seul coupable c’était moi, qui aurais dû m’informer plus avant des raisons pour lesquelles Korda avait renoncé à diriger Laughton. Car un renversement imprévu s’était produit, c’était Laughton qui maintenant dirigeait tout le monde, y compris Korda et moi-même.

Michael Korda : À l’inverse d’Alex – qui était un metteur en scène patient, compréhensif, passé maître en l’art d’apaiser les sentiments contrariés et de rendre leur assurance aux gens –, von Sternberg avait le style d’un sergent instructeur prussien. Il possédait en fait une double personnalité : chaleureux et prévenant dans la vie, il se transformait en dictateur exigeant sur un plateau de tournage.

Flora Robson : C’est le seul metteur en scène que j’ai jamais vu ressembler à un metteur en scène. Il avait l’habitude de venir sur le plateau en bottes de cheval et en turban, ou même en robe de chambre de soie. Chaque jour, il portait quelque chose de différent et était toujours un peu effrayant…

John Armstrong : Un matin, von Sternberg me demanda si toutes les vestales étaient bien là. « Oui » répondis-je. « Combien ? Comment sont-elles habillées ? » Je répondis « Six, soit le nombre authentique, modestement vêtues ». « S’il vous plaît, je vous le demande : j’en veux soixante et je les veux nues, en soutien-gorge et culotte sous leur voile. Je les veux sur le plateau pour demain matin ». Il était inenvisageable de le contredire. Je suis allé à Londres pour trouver des figurantes. Le département costume découpa soixante voiles. Le matin suivant, les vestales étaient sur le plateau, merveilleusement disposées sur un décor en escalier. C’était ravissant mais n’avait rien à voir avec la religion des Romains.

Michael Korda : Comme les frais augmentaient, le projet commença d’attirer l’attention inopportune des représentants de la Prudential, et Alex se vit obligé de venir sur le plateau encourager un Laughton déprimé et un von Sternberg fou de rage.

Josef von Sternberg : Quant à la tendance au masochisme de Laughton, nous l’avons vue se manifester. Nous nous étions mis en devoir de tracer un très long passage pour le border d’une populace qui devait injurier Claude et lui cracher à la figure. Nous avions rassemblé un millier de faces patibulaires en priant tous ces figurants de donner leur plein de haine et de mépris, et de se presser étroitement contre les gardes, pour éviter que Claude n’échappe à la caméra. Et nous commençâmes ce que chacun pensait être seulement une répétition – à l’exception du personnel technique qui guettait le moindre de mes signes, nul ne savait désormais ni quand on répétait, ni quand on tournait, car notre empereur avait l’art de se désintégrer sous nos yeux dès qu’il soupçonnait qu’on l’enregistrait. Je ne m’étais pas trompé, devant ce déferlement d’injures et de crachats, nulle précaution n’était nécessaire. La scène fut parfaite et Claude superbe. Les scènes humiliantes qui devaient se dérouler par la suite à l’intérieur du Sénat furent satisfaisantes : je commençais enfin à entrevoir la lumière du jour.

La séquence suivante (la dernière tournée) devait avoir lieu dans la chambre nuptiale où Messaline attendait l’entrée de son époux. Claude devait être poussé à coups de pied dans la chambre par des sycophantes ivres ; jeté à terre, il relevait la tête pour bégayer : « Ce n’est pas ainsi que j’aurais voulu paraître devant vous ». Après avoir fait patienter toute l’équipe, Laughton se déclara prêt à tourner. Mais il était tellement ému de se faire malmener par les figurants qu’il en oublia sa réplique. La séquence fut refaite plusieurs fois, sans succès. Alexandre Korda lui-même dut intervenir, mais en vain.

Photographie de plateau de I, Claudius

Merle Oberon : Je me sentais si désolée pour Charles et je ne sais pas combien de temps cela aurait pu durer. Mais nous avons été délivrés, même si ça a été la plus grande malchance pour moi, par mon accident de voiture.

Josef von Sternberg : Dans la soirée, Merle Oberon fut victime d’un accident d’automobile qui lui infligea un sérieux traumatisme cérébral. Sa guérison devait demander des semaines. On ne pouvait retenir jusqu’à une date indéterminée tant d’acteurs éminents, et il n’était pas possible de tout refaire une fois de plus. Les dieux s’étaient chargés d’écrire le mot de la fin, et le film fut abandonné. Après une minutieuse enquête, une malheureuse compagnie d’assurances liquida les frais engagés.

Emlyn Williams : Merle ne pouvait être remplacée. C’était un accident mais c’était aussi un don du ciel. Il était évident que Charles était malheureux, que Sternberg était malheureux, que Korda était malheureux et que Merle était malheureuse.

Josef von Sternberg : Le bruit courut que les méchants tours de Laughton faisaient partie d’un plan destiné à couler Alexander Korda, mais je ne puis y ajouter foi : la performance était trop parfaite. Et cette partie du film qui fut achevée est enregistrée et prouve qu’en dépit de tout, nous aurions pu avoir un film inoubliable.

Eileen Corbett : J’ai découvert quel monteur brillant était von Sternberg et comment il montait toujours le film dans sa tête avant de commencer à tourner. Un jour, trois d’entre nous travaillions avec Sternberg et son assistant pendant qu’il commençait à monter les prises que nous avions déjà réalisées. Sternberg coupa de la façon la plus prodigieuse.

 



Sources :

 

Des vies de rêve : histoire d’une famille, Michael Korda (R. Laffont, 1981).

Souvenirs d’un montreur d’ombres, Josef von Sternberg (R. Laffont, 1966).

The Epic That Never Was (Bill Duncalf, 1965), documentaire de la BBC.