Revue de presse de « Il était une fois en Amérique » (Sergio Leone, 1982)

Véronique Doduik - 27 août 2018

À la fin des années 1960, Sergio Leone est considéré comme le cinéaste européen qui a réinventé un genre spécifiquement américain, le western. C’est un metteur en scène reconnu par le public et courtisé par les producteurs. En 1969, Il était une fois dans l’Ouest fait un triomphe en Europe. À cette époque, Sergio Leone lit par hasard un livre intitulé À main armée (The Hoods). Ce sont les mémoires d’un petit gangster juif new-yorkais, Harry Grey, surnommé Noodles (« Nouilles »). Sergio Leone est séduit par l’autobiographie de ce truand un peu dérisoire. Il ne cessera plus désormais de rêver à son adaptation au cinéma.

Il était une fois en Amérique (Sergio Leone, 1982)

Ennio Morricone, le compositeur qui signera la musique de ses plus grands films, en écrit à l’avance la partition. Sollicités dès 1970 sur ce projet, les producteurs imposent pourtant à Leone la réalisation d’un nouveau western. Ce sera Il était une fois la révolution (1971), plébiscité par le public et la critique. Après dix ans de silence (Sergio Leone ne réalise aucun long métrage entre 1971 et 1982), l’obstination du cinéaste finit par payer. Il trouve le financement pour réaliser en 1982, sous le titre de Il était une fois en Amérique, l’adaptation des mémoires du gangster, écrites à la prison de Sing Sing. Le film est présenté comme le dernier volet de la trilogie débutée quatorze ans plus tôt. Il est tourné en 8 mois, à Rome, New York, Montréal, Miami, Paris, Venise, pour une vingtaine de millions de dollars. La première version, d’une durée de 4h30, est conçue en deux parties, avec une sortie décalée de quelques jours. La législation américaine sur la distribution des films s’y opposant, Leone remonte une version de 3h40. Il aura quelques démêlés avec ses producteurs qui, estimant son écriture trop complexe, amputent le film d’une heure et souhaitent rétablir l’ordre chronologique du récit. Après les avoir menacés de retirer son nom du générique, le cinéaste obtient gain de cause. C’est bien la version de 3h40 qui sort en France le 23 mai 1984 et est présentée hors compétition au Festival de Cannes.

Les mémoires d’un gangster sans gloire

Comme l’indique Le Point, « au commencement était la réalité. Une réalité étriquée et plutôt dérisoire. L’autobiographie d’un raté du crime, un assemblage de souvenirs sans gloire ». Pourtant médiocres et passés inaperçus, ces mémoires ont immédiatement fasciné Sergio Leone. Le Nouvel Observateur raconte comment le réalisateur a rencontré son auteur et a été séduit par l’histoire de « ce vieux gangster sympathique, ce personnage d’enfant éternel qui titube dans le grand Luna-Park américain ». Le Point écrit que Sergio Leone « a été touché par la vanité de cette tentative et par la grandeur de sa faillite. C’était l’histoire d’un homme tout petit qui avait dû écrire lui-même le roman de son existence pour essayer de passer à la postérité ». Les Nouvelles littéraires renchérit : « C’est une gangster story sans gloire. Le héros n’est ni Al Capone, ni Lucky Luciano. Personne n’a entendu parler de lui. Un petit juif du ghetto qui a tenté sa chance avec une mitraillette. Aussi, pour rester dans l’Histoire, il a été obligé d’écrire lui-même son histoire ». De l’avis général, le cinéaste a aussi été conquis par le mélange de violence, de passion, de sexe et d’amitié de cette destinée hantée par la trahison. « Tous des sentiments universels », souligne Les Nouvelles littéraires. De plus, comme l’écrit Le Monde, Leone a vu dans le récit biographique de ce gangster sans éclat « le livre-prétexte pour dérouler près d’un demi-siècle d’histoire américaine, ou plutôt du cinéma américain ». En effet, cette histoire est à la fois celle d’un homme, d’un pays, et d’une époque. En plus du réalisateur lui-même, cinq scénaristes vont se relayer pour en écrire l’adaptation cinématographique.

Une fable sur l’Amérique

Comme le notent les critiques, Sergio Leone a conservé très peu de chose du livre originel, sauf l’enfance dans le Lower East Side à New York, où une bande de gosses juifs, pauvres et bien décidés à ne pas le rester, nouent une complicité indéfectible. « Les épisodes dans les ruelles du ghetto à l’ombre du grand pont de Brooklyn illuminent toute l’histoire d’une lumière radicale », écrit Les Nouvelles littéraires. « Dès que l’enfance s’éloigne, Sergio Leone fait jouer son imagination », écrit Le Point, car « la simple copie d’un genre ne l’intéresse pas davantage que la reconstitution strictement réaliste d’un monde disparu ». Il était une fois… : Comme le début d’un conte, ce titre revient pour la troisième fois dans la filmographie de Sergio Leone. Pour Le Point, « le film ne raconte pas une histoire réaliste, il est de la veine de la fable », et, selon La Croix, « Leone trouve dans le Nouveau Monde la source prodigieuse de ces fables ». Les critiques pointent ici une différence fondamentale entre Sergio Leone et Francis Ford Coppola, souvent cité en contrepoint. Pour Les Nouvelles littéraires, les démarches des deux réalisateurs se situent à l’opposé l’une de l’autre. Il était une fois en Amérique est ainsi présenté comme « l’anti-Parrain », la saga mafieuse de Coppola (premier épisode réalisé en 1971). Pour Le Matin, « Leone n’a pas voulu faire un spectacle comme Le Parrain, mais une fable, un film sur le souvenir, l’amitié, la nostalgie et la mort ». Lutte ouvrière partage ce point de vue : « C’est un conte dont il s’agit, dans lequel Sergio Leone nous promène d’une époque à l’autre, des promesses de l’enfance à la mélancolie de la vieillesse, du réel au fantastique, à la recherche du temps perdu ».

Hommage au cinéma américain

« Une des premiers amours des Européens, c’est l’Amérique telle que nous l’a donnée Hollywood : l’épopée de l’Ouest, les combats héroïques, les comédies musicales, le jazz », écrit Le Point. Pour La Croix, « tout le film de Sergio Leone est nourri jusqu’à l’osmose par les images du cinéma américain ». « Cette fable porte en elle toute la magie de la mythologie hollywoodienne » selon L’Humanité dimanche mais, comme pour les deux précédents opus du réalisateur (Il était une fois dans l’Ouest et Il était une fois la révolution), « il s’agit bien de contre-images, ou du moins d’images détournées de la mythologie filmique made in USA ». Car le film est réalisé d’un point de vue européen. C’est le contraire d’un film d’action, rapide et efficace. « Sergio Leone est européen, ce qui lui donne du recul, une sorte de second degré », écrit Le Monde, ajoutant : « il nous plonge dans la réalité de son Amérique irréelle, ou plutôt réinventée sur ses souvenirs de cinéma, sagas de l’Ouest et de Chicago, et revendique son voyage dans l’histoire du cinéma américain ». Pour L’Express, « c’est une somme des images de l’Amérique telle que le cinéma l’a toujours rêvée ». Le Figaro magazine ajoute : « Sergio Leone a mis dans les 3h40 de son film le New York de 1930 et celui de 1968, la Prohibition, un hommage à Chaplin, la coupe de cheveux de Valentino, l’ombre portée de James Cagney et de Jane Wyman, l’amour sous sa forme la plus cruelle et la plus douce, du sang, de la volupté, de la mort, de la joie ». La Croix insiste : « Fasciné par l’Amérique, Hollywood et le cinéma, Leone reprend à Noodles son histoire. Et il la métamorphose en une immense quête des splendeurs perdues. Curieux de la puissance et de la fragilité de son art, il remonte à la source : le film policier, la série noire, les films monuments et les gangsters glorieux ». Le Nouvel Observateur pointe les références purement cinématographiques à l’intérieur même du film : « références à Sternberg (une poursuite dans une fumerie d’opium), à Chaplin (les rapports des ados et des cops), à Welles (un plan-séquence extraordinaire et le désespoir poli devant la vieillesse). Sans parler d’un hommage plutôt salace à Mae West, de clins d’yeux à la comédie américaine et d’une assimilation caméléonesque des films noirs ».

Un souffle lyrique

Les critiques s’accordent pour trouver particulièrement réussi le récit de l’enfance des gangsters et de leur apprentissage. « Il était donc une fois en Amérique une bande d’adolescents juifs liés par un pacte d’amitié à la vie et à la mort. Les scènes de rues, de docks et d’entrepôts, en particulier, sont magnifiquement composées et totalement mythiques », note Les Nouvelles littéraires, ajoutant : « le pont de Brooklyn, monument emblématiques entrevu au fond des rues sordides et enjambant la distance entre le mythe et la réalité est tout à la fois familier, inquiétant, beau et monstrueux ». « Dès les premières secondes, la magie opère, dans le déchaînement de la violence, la lenteur tragique des panoramiques, la montée de la caméra sur la ville et les visages. C’est la splendeur d’un opéra qui s’impose, avec sa majesté, sa démesure et sa folie » (VSD). Le Quotidien de Paris, quant à lui, souligne la maîtrise dont fait preuve Sergio Leone dans la direction des grandes scènes de foules, et admire le souffle épique et lyrique qui traverse le film. Dans Les Échos, Annie Coppermann note que « la musique d’Ennio Morricone, assez discrète pour ne pas estomper le relief des personnages, est aussi assez ample pour restituer ses angoisses et ses répits ». Pour Alain Lemoine dans Lutte ouvrière, l’aspect le plus attachant du film est également l’évocation du milieu juif pauvre du Bronx du début du siècle : « Le cinéaste a su rendre la vision émerveillée du souvenir pour évoquer la naissance des amitiés et des premières amours enfantines ». Le critique poursuit : « les épisodes consacrés aux années 1930 sont plutôt inspirés de la mythologie traditionnelle du cinéma américain. On y présente les gangsters comme des sortes de héros, avec ce qu’il faut de bagarres et de grands sentiments. Quant aux années 1960, elles apparaissent plutôt comme un futur pressenti où l’intrigue se dénoue dans une atmosphère fantastique ».

Un voyage vers la vérité

Lorsque débute Il était une fois en Amérique, Noodles est de retour sur les lieux de son enfance, après une très longue absence. « Comme le Travis du film de Wim Wenders (Paris, Texas), il est un homme de nulle part en quête de ses racines », estime Les Nouvelles littéraires. « Noodles (Robert De Niro), l’anar pour qui rien n’a vraiment changé depuis l’adolescence, et Max l’ambitieux (James Woods), prêt à tout pour s’élever dans la hiérarchie du crime et du pouvoir, ont fait destin commun », écrit Le Point. « Jusqu’au moment où Noodles ne veut plus suivre. La trahison, puis la fuite. Et 35 ans de culpabilité ressassée et de néant. C’est autour de ce « trou » de 35 ans que le film, en fait, tourne », ajoute le journal. Le voyage de Noodles est un vrai voyage, de l’Iowa jusqu’à New York, observent les critiques. Mais c’est aussi, guidé pas à pas par Max, un voyage vers la connaissance, vers la vérité qu’il a tenue enfouie au plus profond de lui pendant si longtemps, par peur de la regarder ou de la reconnaître. Le Point se livre à une analyse : « comme issus du même embryon, après la jeunesse pleine de confiance et sans souci, les deux héros sont réunis par la force qui les avait rendus ennemis et les avait séparés : le Temps. Ces deux hors-la-loi représentent deux aspirations contradictoires qu’on trouve souvent unies dans la même personne, l’anarchisme et le conformisme. En réalité, parler de l’un, c’est expliquer l’autre », conclut l’hebdomadaire. Les itinéraires des deux hommes, l’un idéaliste, lucide et libertaire, l’autre paranoïaque et avide de pouvoir, « découpés par une structure brisée, permettront de voir les différences essentielles qui donnent à chacun des envies de vivre et de mourir. Les masques se métamorphosent en miroirs sans tain et les pièges se désamorcent sur un fond de violence, d’onirisme et d’espoir déçu », écrit Noël Simsolo dans Révolution. Une thématique simple, note Le Point, à laquelle Leone est fidèle depuis son premier film : le Bien et le Mal sont inextricablement mêlés.

La faillite d’une vie

Il était une fois en Amérique est un film sur le temps perdu. Un film d’une « beauté pathétique, coloré d’une lumière de crépuscule » (La Croix). « Max est une incarnation forcenée du rêve de réussite à l’américaine, ce qui permet à Sergio Leone d’englober toute une histoire sociale et mythique de l’Amérique, dans celle de l’individualiste-type : le gangster », lit-on dans Positif. Mais, comme le remarque Le Quotidien de Paris, « Sergio Leone ne raconte pas l’ascension d’un gangster, mais parle du temps qui passe, de la nostalgie, de la solitude et de la mort ». « Un film très amer qui finit par la faillite totale d’une vie » (Positif). « La vérité de Noodles, c’est le désastre pur et simple de sa vie. Il se perd dans l’oubli, ce qui est une mort peut-être plus intense et plus profonde », ajoute Positif. Les Nouvelles littéraires insiste sur le fait que « le lieu géométrique d’où tout part (pour nous, spectateurs), et où tout finira, est une fumerie d’opium, dans les combles d’un théâtre d’ombres chinoises. Le voyage en rêve, produit par l’opium, ouvre et achève le film, comme un havre et un refuge. Un lieu d’oubli et de rêverie où le passé, le présent et l’avenir se confondent et se sur-impressionnent ». Les critiques relèvent le caractère hallucinatoire très marqué du film. « Onirique, visionnaire, Il était une fois en Amérique s’apparente plutôt à une invitation au voyage, une remontée dans le Temps, qui conduira le héros à regarder la vérité en face. Le film s’enveloppe dans le brouillard irisé de l’opium et du rêve » (La Quinzaine littéraire).

Le labyrinthe de la mémoire

Il était une fois en Amérique est aussi un film sur la mémoire. « Sergio Leone, à partir de l’opposition des deux personnages, Max et Noodles, recrée leur vie sur le mode du souvenir et du recul que donne le temps qui est passé », note Les Nouvelles littéraires. La presse relève bien sûr le clin d’œil du cinéaste à Marcel Proust, lorsqu’à la question de Fat Moe (Larry Rapp) : « Qu’as-tu fait pendant toutes ces années ? », Noodles (Robert De Niro) répond : « je me suis couché tôt ». Le Nouvel Observateur, après avoir noté que « ce film est un peu la Recherche du temps perdu du cinéaste, écrit : « Au-delà du gag proustien, le film possède bien la touffeur des grandes entreprises romanesques. Il ne s’agit pas seulement de camper des personnages multiples sur une période étendue. L’enjeu est autre. Restituer à l’écran la complexité de perception, la suggestion réflexive qui restent l’apanage de la littérature. Atteindre une vraie profondeur narrative ». Sergio Leone a bâti un labyrinthe où les époques, de 1920 à 1968, se mêlent, se répondent, s’éclairent mutuellement, entre réalité et imaginaire. Le film, construit en dehors de toute chronologie, sur une série de flashbacks et de flashforwards, « mêle trois époques, passe de l’une à l’autre à travers un montage qui ne répond qu’aux mécanismes de la mémoire du héros » (Les Nouvelles littéraires). Les critiques admirent cette « superbe mécanique de précision à partir de laquelle Sergio Leone peut orchestrer d’amples variations lyriques sur une Amérique qui le hante depuis l’enfance » (Le Point). « Le montage introduit plusieurs niveaux de lecture. Il s’agit de faire perdre au spectateur les repères précis qui lui permettraient de reconnaître l’époque où il se trouve. Cela a été fait de manière très soigneuse », précise Jean Gili dans Positif. « Il n’y a pas dans ce film une séquence qui ne s’enchaîne avec la précédente sans reprendre un détail, visuel ou sonore, qu’elle transforme et transporte dans un autre espace et dans un autre temps. Ce peut être la lancinante sonnerie de téléphone qui traverse des séquences de violence, une cuillère dans une tasse de café, ou une flamme de lampe qui devient phares d’automobile, selon la logique d’une mémoire qui se cherche », ajoute Jean-Philippe Domecq dans la même revue.

Néanmoins, certains critiques reprochent au film de Sergio Leone sa trop grande complexité. Le Parisien écrit : « Que de parenthèses inutiles, que de retour en arrière confus, que de voies en impasse, que de déchaînements de violence trop complaisamment étalés… ». Pour L’Express aussi, une fois raconté l’apprentissage des gamins de New York, « rien ne va plus. Les flashbacks font grumeau, des personnages surgissent, disparaissent, des pans entiers de l’intrigue restent obscurs ». Il était une fois en Amérique est pour ce journal « un film décevant, romantique, enflé, contradictoire, et sans doute impossible à finir ». C’est aussi l’avis des Nouvelles littéraires : « Sergio Leone n’a pas su conclure. Lente et hiératique, la mise en scène ne tient pas toutes ses promesses, vire parfois à l’académisme et au pompier. On n’est pas empoigné par une véritable émotion. Ce qui aurait dû nous emporter dans un maelström de sensations et de vertiges vous laisse simplement un peu hagard et vidé ». Il était une fois en Amérique se révèle au final être une œuvre déroutante. « Baroque et passionnant » (France-Soir), « gigantesque, écrasant, stupéfiant » (Le Figaro), « d’une beauté pathétique » (Le Quotidien de Paris), « ce beau morceau de cinéma a quelque chose d’extrêmement brillant, et en même temps, d’un peu vide et un peu vain », résume Les Nouvelles littéraires. Comme si ce troisième volet du triptyque de Sergio Leone restait un film insaisissable.

Prodigieux Robert De Niro

La presse rend unanimement hommage à la composition de l’acteur Robert De Niro. « Un comédien plus vrai que nature qui impose sa vérité, une vérité qui va tellement plus loin que la transformation physique » s’enthousiasme Le Monde. « Qui peut changer comme lui d’apparence, de poids, de génération, et de regard ? », s’interroge François Chalais dans Le Figaro magazine. Les critiques sont éblouis par l’implication de l’acteur dans le rôle de Noodles, en particulier dans les séances de maquillage qui l’obligeaient à se lever dès l’aube. « De nouveau, De Niro n’a pas ménagé sa peine ni épargné son corps », souligne Libération. Le Monde le qualifie même « d’acteur métaphysique pour qui le corps n’est qu’un costume accessoire ». Tous les critiques font l’éloge de ce comédien formé à l’Actor’s Studio, qui, « avec ses gestes lents, sa voix assourdie, ses silences désabusés, sait à lui seul faire mesurer la lenteur du temps, et la désespérance » (Le Parisien libéré). Face à ce monstre sacré, ils reconnaissent aussi l’extraordinaire composition de James Wood dans le rôle de Maximilian Bercovicz, dit Max, dont l’étonnant visage émacié est à la fois inquiétant et pathétique.


Véronique Doduik est chargée de production documentaire à la Cinémathèque française.