En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Fassbinder sur le web

9 avril 2018

« Devait-il mourir si jeune parce qu'il s'était trop pressé ou était-il si pressé parce qu'il devait mourir jeune ? » C'est Hanna Schygulla qui pose la question. On retrouve la fidèle actrice du clan Fassbinder au menu de la revue du web, mais aussi Douglas Sirk, Jeanne Moreau, Michael Ballhaus, des images d'archives et des confidences du cinéaste torturé. « Épouvantail à bourgeois » et figure controversée du nouveau cinéma allemand des années 70, Rainer Werner Fassbinder est à l'honneur du 11 avril au 16 mai à la Cinémathèque.

- 1977, une équipe de la télévision suisse se rend en Allemagne sur le tournage de La Femme du chef de gare. (6mn)

- Douglas Sirk dirige Fassbinder en 1979 dans Bourbon Street Blues, court-métrage et tout dernier film du maître du mélodrame, qu'il co-réalise avec des étudiants de l'Université de Munich.

- La fascination de Fassbinder pour le réalisateur de Tout ce que le ciel permet a forcément entraîné leur rencontre. À lire le texte de Court-focale : Sirk-Fassbinder : une rencontre, une révélation. « Rock Hudson dans Écrit sur du vent, c'est vraiment la salope la plus endurcie de la terre... » peut-on lire dans un texte signé du cinéaste allemand qui vaut le détour.

- Quels sont les dix grands films qui ont inspiré Fassbinder ? Évidemment il y a un Sirk, mais aussi un Godard et un Bresson.

- Fassbinder tente dans ce reportage d'expliquer pourquoi il réalise autant de films. (2mn)

- Criterion donne ses 3 raisons de voir Les Larmes amères de Petra von Kant. Séances vendredi 13 avril à 21h15 et mercredi 16 mai à 19h à la Cinémathèque.

- Septembre 1982, Jeanne Moreau parle du tournage de Querelle, dernier film de Fassbinder, retrouvé mort trois mois plus tôt. (5mn)

-  « Sans lui, je ne serais pas actrice. » La muse Hanna Schygulla était sur France Inter samedi dernier pour évoquer son Fassbinder. À ses côtés, le comédien et metteur en scène Pierre Maillet qui a construit sa cinéphilie avec le cinéaste allemand. Il lira quelques-uns de ses textes à la Cinémathèque samedi 21 avril.

- Arte a rencontré, en 2015, son chef op Michael Ballhaus, que Fassbinder surnommait Sonja. « Il fallait évidemment que ce soit un prénom de fille ! Il voulait absolument que je découvre ma part féminine... »

- Tous les autres s'appellent Ali rejoué par l'artiste singapourien Ming Wong qui interprète tous les personnages, comme aimait le faire le cinéaste pendant les répétitions. Dans la même veine, apprends l'Allemand avec Petra von Kant !


Dans les cartons de la Cinémathèque

Affiche Le Mariage de Maria Braun (Fassbinder)

Affiche polonaise d'Andrzej Pagowski pour Le Mariage de Maria Braun.
« Je suis la championne de l'illusion – un jouet du capitalisme de jour comme de nuit, un agent de la masse active, la Mata Hari du miracle économique » (Maria)


La confidence

« Bien sûr que mes films disent quelque chose du mouvement féministe, parce que les possibilités dont se saisissent les femmes qui veulent s'émanciper sont extrêmement limitées. Je veux dire que la société dans laquelle nous vivons tous est une société faite par les hommes, dans laquelle les femmes ont seulement pu développer une sorte de mécanisme de défense, qui leur donne en retour un certain pouvoir, d'accord, notamment au sein de la famille, mais aussi sur les hommes. Mais toutes ces relations ont quelque chose de malade, elles ne sont certainement pas très saines. Je dirais que le mouvement féministe est nécessaire, mais j'ignore quels doivent être ses moyens. » (Fassbinder à Christian Braad Thomsen, Mostra de Venise 1972)


Ingrid Caven chante Fassbinder

Mariée au cinéaste en 1970, l'actrice et chanteuse Ingrid Caven interprète Die Strassen stinken (Les Rues puent), écrite par Fassbinder sur une musique de Peer Raben, compositeur de ses films et un temps son amant.